jan 06

Conférence de V Margron: l’échec traversé, se reconstruire

1ère intervention : L’échec traversé

Deux préalables sur le sens de l’échec :

- sens de la réflexion éthique, morale : pouvoir affronter des dilemmes. La cohérence d’une vie n’est pas une ligne droite, elle se construit. On peut faire du sens, donner une cohérence à sa vie. Cette cohérence n’est jamais donnée d’avance.
La réflexion éthique c’est ce qui est « com-posssible » , c’est mettre ensemble des possibles qui a priori ne sont pas ensemble, c’est dessiner un chemin de possibles à travers des lignes difficiles, un chemin de crête.

- sens de l’engagement. Etre capable de s’engager, de faire confiance à l’autre, croire que l’on peut orienter son existence. Comment un second engagement peut il être porteur d’espérance pour nous, pour le corps social, pour le corps écclésial ?

1 Echec, au sens éthymologique
- échec = rupture par rapport à une situation souhaitée, mésaventure, dommage, effondrement intime intérieur.
- échec = résulat d’un combat avec une force extérieure, d’une circonstance qui ne vient pas de nous
L’échec fait partie de la vie, il nous rend vivant, humain.

2 La réussite
- est liée à l’efficacité dans notre société. C’est la capacité à être entrepreneur de sa propre vie. Or l’humain doit composer avec l’incertitude. L’échec introduit un sentiment de dépréciation et amène un sentiment de culpabilité, de mésestime de soi qui rend plus difficile la reconstruction de soi.

3 Le changement
Pour se reconstruire, l’humain doit s’adapter, s’ajuster au changement, à l’intérieur du couple, en soi même. Comment s’adapter ? s’ajuster ? c’est une question de fonds pour la vie des couples. Quel est l’appui sur lequel se reposer pour consentir au changement ?Il faut un lieu de stabilité pour traverser le changement.

4 Qu’espérer apprendre de l’échec ?
- l’échec fait partie de la condition humaine. On peut espérer devenir plus humain, plus vivant à travers l’échec. On peut se rendre compte que nos constructions fantasmatiques nous empéchent de regarder nos limites, de déterminer quels sont nos possibles à nous. On peut quitter suffisamment l’imaginaire pour investir le réel. L’échec peut participer à nous rendre plus libre, à mieux vivre avec soi-même, à surmonter les empêtrements.
- l’échec nous apprend que nous avons besoin des autres pour se relever et reprendre goût à l’existence.

Il existe 3 niveaux dans les besoins fondamentaux de l’être humain :
Les besoins amicaux, amoureux (lieux des grandes joies et des grands chagrins)
La vie sociale
Ce qui donne sens à l’existence : la Foi pour les chrétiens, le travail pour d’autres
L’échec peut intervenir sur chacune de ces 3 sphères. Elles sont reliées les unes aux autres. En cas d’échec dans une de ces sphères, nous sommes fragilisés sur les deux autres.
Il convient de donner du corps à chacune de ces dimensions de notre existence. Les chrétiens ont la chance de croire que Dieu les accompagne dans chacune des dimensions de leur existence.

Pour terminer, une prière du 12ème siècle : « Oh Dieu, éloigne de moi l’idée que je peux tout ».

2ème intervention « Se reconstruire avec l’Eglise »
ou « Comment dessiner un chemin d‘espérance ? »

Comment reconstruire un chemin d’espérance ? quelle espérance nous est possible compte-tenu de ce que nous avons vécu ?

1 les figures de l’échec dans les textes fondateurs de la religion chrétienne

Le livre de JOB : idée communément admise que la souffrance qui nous est donnée à vivre est dûe au fait d’avoir péché. C’est l’attitude de l’entourage de Job. Lui se révolte contre cette idée scandaleuse et il dit sa révolte à Dieu. Le livre de Job est une longue plainte. Quand Dieu lui répond, il lui parle de la CREATION. Dieu donne à profusion la Création et ne répond pas aux questions de Job. A la fin du livre, Job est devenu un homme LIBRE qui a rencontré un Dieu LIBRE. C’est cette longue traversée de l’échec qui rend Job libre.

Le Christ en croix : la religion chrétienne illustre que l’échec peut conduire à une victoire, une Renaissance. Le Christ a vécu l’échec de la mort sur la Crois puis de la résurrection. Le Christianisme est contre la fatalité de l’histoire.

2 le sens de la souffrance

Le Christianisme ne fait jamais l’apologie de la souffrance. Il faut bannir l’expression « il faut bien porter sa croix » (la place est occupée !!!). LA souffrance fait partie de la condition humaine. Vouloir trouver des explications, des justifications à tout est une impasse. Le Salut est donné une fois pour TOUS. Tout est déjà donné.
La question est « comment je fais pour vivre encore, malgré tout ? » Le Christ accompagne tout situation humaine, quelle qu’elle soit. Comment la vie qui reste peut-elle encore avoir du sens ? comment je peux donner du goût , de la densité, de la signification au présent ? Jésus accompagne les pélerins d’Emmaüs. Il se met au pas de l’homme, il marche à sa vitesse.

3 que signifie « espérer » au sens de la vie chrétienne

L’Espérance est une vertu chrétienne, un bon pli de la vie chrétienne. L’Espérance n’est pas l’Espoir, c’est une vertu de l’obstination. L’Espoir a un objet (réussir son examen, avoir son train), l’Espérance n’en n’a pas. On vit dans l’Espérance, ici et maintenant, dans le présent, dans l’ouverture. L’Espérance, c’est croire qu’il y a une brèche, une ouverture dans ce qui est fermé dans mon existence.
Exemples bibliques : la traversée de la Mer Rouge (Pour que le passage s’ouvre, il a fallu mettre les pieds dans l’eau, prendre un risque.), les femmes devant le tombeau vide du Christ.
L’Espérance demande que la communauté chrétienne s’ouvre à tous.

Compte-rendu de la conférence donnée par Véronique Margron le 15 novembre 2014, lors de la journée diocésaine autour des personnes en rupture de couple, au Centre d’Etudes Théologiques de Caen.

juil 01

Région Ouest – Stage « sensibilisation à l’écoute »

8 femmes des équipes Renaissance de l’Ouest ont participé au stage de « Sensibilisation à l’écoute » organisé par le CLER AMour et Famille à la maison diocésaine de Caen les 4 et 5 juin 2016. Le stage comporte une partie théorique dans laquelle sont présentées les attitudes d’écoute selon les travaux de PORTER et la relation d’aide selon ROGERS. Une partie importante est consacrée à des exercices et des discussions. Ces deux journées très denses ont permis d’aller à la découverte des différentes façons d’écouter et chaque stagiaire a pu identifier ses propres façons d’écouter.
groupe

mai 13

Région Provence Méditerranée – journée du 12 juin 2016 aux îles de Lérins

Pour cloturer l’année,les équipes Renaissance d’Aix, Nice et Monaco et leur aumônier organisent le dimanche 12 juin 2016, une journée de récollection aux îles de Lérins situées au large de Cannes.
Au programme: messe, pique-nique, visite guidée (tour de l’ile avec découverte de la faune et de la flore,puis
du monastère) et conférence.

avr 18

Récollection Région Ile-de-France, « L’Espérance », 21 mai 2016

L’Equipe Renaissance de la région Ile-de-France a organisé une récollection le 21 mai 2016 sur le thème de l’Espérance.
Après un accueil chez les missionnaires spiritains, rue Lhomond à Paris, un temps essentiel d’échanges a été consacrée pour chacune pour prendre des nouvelles des unes et des autres.
groupe idf
La suite de la rencontre a porté sur le thème de l’espérance. Beaucoup à dire et la participation de chacune était riche et intéressante.
Après un bon pique-nique nous nous sommes rendues à l’enclos Rey pour un moment partagé au milieu des arbres. Ensuite nous avons pris un temps de recueillement et de prière à la chapelle, où nous avons pu aussi admirer le vitrail dont une partie fait écho à notre logo Renaissance.
vitrail

fév 29

Récollection Région NORD « A LA CROISEE DES CHEMINS », 9 et 10 avril 2016

Les équipes Renaissance de la Région NORD se retrouveront les 9 et 10 avril 2016 au Monastère du Mont des Cats pour un week-end de récollection sur le thème « A la croisée des chemins ».
Retrouvez le détail et les informations pratiques vous permettant de vous inscrire avant le 20 mars 2016 sur la page Renaissance de la région NORD.

fév 09

« De commencement en commencement », conférence région Ouest

Les 10 et 11 octobre 2015, les équipes Renaissance de l’Ouest se sont retrouvées à l’Abbaye de Juaye-Mondaye. Une vingtaine de femmes et leurs aumôniers ont partagé un temps de réflexion sur le thème « De commencement en commencement ».


1 La conversion, un cheminement long, jamais achevé

Quand on parle de conversion, on évoque la fraîcheur, l’enthousiasme d’une nouvelle naissance. Quel que soit l’âge, se produit un commencement, une nouveauté, une ivresse des commencements, un bouleversement intérieur, une porte intérieure qui s’ouvre.

Ebranlé par les événements douloureux, les difficultés, conscients de notre fragilité, notre prière n’est plus une douce conversation avec Dieu, mais une reconnaissance mystérieuse de Jésus Sauveur et comme Bartimée, nous murmurons :

« Seigneur, sois mon Chemin et mon Compagnon intime, Toi l’Ami intérieur. Oui, je crois avoir appris aujourd’hui ceci par ce re-départ avec Toi : toute ma vie, tu m’inviteras d’une conversion à l’autre pour renaître de commencement en commencement pour une vie de disciple. »

2 Revenir à notre « cœur profond »

Dans ce chemin de conversion auquel le Christ nous invite, désirons revenir à notre cœur et ressemblons à Zachée descendu de son arbre où il voulait rencontrer Jésus.

Qu’est-ce que cela signifie pour moi cette expression « revenir à mon cœur ? ».
Je prends du temps pour casser mon rythme trop rapide. Je me pose en me demandant où j’en suis de mes choix, de mes engagements. J’accepte de me regarder à la fois avec confiance et sans complaisance : quelles ornières sur mon chemin ? quelles barrières vis-à-vis de Dieu et de mes proches ?

3 Accepter notre faiblesse

Suivre un chemin de conversion, c’est oser regarder nos fragilités, accepter qu’on nous les montre, oser les évoquer, casser une certaine image idéale du « moi ».

J’apprends peu à peu à me supporter comme je suis, voire à m’aimer avec mes qualités et mes défauts, mes fragilités et mes blessures …. C’est un chemin de confiance et de patience.

Ma faiblesse, je la jette en Dieu, en sa Force, en son Amour. La paix peu à peu s’installe en moi. La Miséricorde de Dieu habite les blessures de ma vie ; une libération se vit… certes pas sans combat en moi. Peu à peu s’ajustent en moi force et faiblesse.

« Il nous faut donc apprendre à demeurer dans notre faiblesse, mais armés d’une foi profonde ; accepter d’être exposés à notre faiblesse en même temps que livrés à la miséricorde de Dieu. C’est uniquement dans notre faiblesse que nous sommes vulnérables à l’amour de Dieu et à sa puissance. Demeurer dans la tentation et la faiblesse, voilà l’unique voie pour entrer en contact avec la grâce et pour devenir miracle de la miséricorde de Dieu. » (Dom Louf , « Au gré de sa grâce »)

4 S’ouvrir à l’autre, être « cœur de miséricorde »

Dieu habite chaque personne que je rencontre ; il y a en elle trace de Dieu. Il est donc impossible que quelqu’un ne puisse changer dans son attitude, au delà des blocages, du gâchis. Le Christ dans l’Evangile nous apprend souvent que la condition de la conversion, c’est l’humilité, que le signe de la conversion c’est la douceur.

Dieu me chuchote : « joue ce jeu de mon Amour divin de gratuité et de miséricorde. Joue le avec tes proches. Je te les confie. Sois cœur de miséricorde. Montre leur mon cœur de tendresse. Accueille pour cela le souffle de mon Esprit-Saint.
A la fin de ta journée, regarde les traces de mon Amour. Ausculte -toi avec l’Esprit Saint en toi : ai-je été visage, parole, cœur de miséricorde-compassion ? »

5 La conversion … jamais terminée, à peine commencée !

Le livre de Dom Louf « Au gré de sa grâce » porte sur la conversion, grandir dans la faiblesse, le repentir, la sainteté au cœur de la tentation. Il y explique que ce retournement, cette conversion, n’est jamais terminé car il ne fait jamais que commencer.

Antoine Le Grand, patriarche et Père de tous les moines, le disait d’une façon lapidaire : « chaque matin, je me dis : aujourd’hui je commence »

oct 08

Appel à venir rejoindre l’équipe nationale Renaissance en 2016!

Un courrier a été rédigé et envoyé à l’ensemble des équipes locales afin de préparer l’assemblée générale 2016 du mouvement et de pourvoir les postes de celles dont les mandats arrivent à leur échéance. C’est une étape très importante et même cruciale pour le mouvement. Voici un extrait de ce courrier.

« En regardant ce que vivent les équipes locales, en écoutant le témoignage des unes et des autres, l’équipe nationale sent bien que le souhait du plus grand nombre est que Renaissance continue à exister ,continue à être un mouvement d’Eglise à l’écoute des femmes touchées par une séparation, un divorce. Cela ne sera possible que s’il y a un engagement de nouvelles personnes au sein de l’équipe nationale!!! »

« …. Sans l’arrivée de nouvelles femmes pour étoffer l’équipe nationale , pour lui permettre de continuer à animer notre mouvement, nous partons vers la dissolution de Renaissance… Et cela à très brève échéance puisque la prochaine Assemblée Générale aura lieu le 24 avril 2016. Nous risquons ce jour-là de vivre tout simplement la disparition de notre mouvement. Lors de cette assemblée générale 4 postes seront à pourvoir, dont celui de présidente.
Pour celles qui souhaitent s’engager et donner un peu de temps à Renaissance, la prochaine rencontre de l’Equipe Nationale aura lieu le week-end des 5 et 6 décembre 2015 à Paris. Nous sommes Renaissance, chacune de nous doit se sentir concernée. »

Pour l’équipe nationale: Elisabeth Sy-Laurent, présidente et Sabine Bladier, Secrétaire

oct 02

Reunion nationale à Voreppe

Les membres de l’équipe nationale du mouvement Renaissance se sont retrouvés pour un week-end de travail au monastère des Clarisses de Voreppe les 26 et 27 septembre 2015, rejointes par l’équipe de Grenoble.
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Vous pouvez consulter d’autres photos de cette rencontre dans la page Vie du mouvement /rencontre de Voreppe.

juil 23

Le groupe de Vesoul dit au revoir à son aumônier

Le groupe de Vesoul s’est retrouvé Samedi 4 juillet pour la dernière rencontre avant la coupure de l’été autour d’un repas pour dire au revoir à leur aumônier le père Christophe JACQUINOT. Beaucoup d’émotions ont marqué cet agréable moment passé ensemble. Il a su redonner un nouveau souffle au groupe, apporter de la spiritualité et de la réflexion à chaque rencontre en adaptant son intervention, son dialogue aux besoins de chacune.
Le groupe lui souhaite bonne continuation.

Le groupe dit « au revoir  » à son aumônier, juillet 2015:

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juil 06

Renaissance Vesoul en pèlerinage à Notre Dame de la Salette du 26 au 28 juin 2015

Le groupe de Vesoul a souhaité se rendre en pèlerinage à Notre Dame de la Salette accompagné de leur aumônier le père Christophe JACQUINOT afin de partager avec lui des moments de prières, de rencontres, d’eucharistie et de réconciliation avant son départ pour une autre unité pastorale.
Elles étaient 12 du groupe de Vesoul et ont proposé à d’autres paroissiens de les accompagner.
Au total, ce sont donc 23 personnes qui ont cheminé ensemble durant trois jours.
A l’aller, une escale à ARS-sur-Formans a été faite afin de découvrir le sanctuaire d’Ars et la vie du curé d’Ars, après un pique-nique, direction Notre Dame de la Salette dans l’Isère à la Salette-Fallavaux.
Ce fut un moment rempli d’émotions, de dévotions, de recueillement et de découvertes.

Souvenirs du pélerinage à Notre Dame de la Salette:



Le groupe devant l’église de Notre Dame de la Salette et devant la statue de Marie

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juil 02

La femme, source et sujet de miséricorde

Compte rendu de la recollection du 20 juin 2015, organisée par les équipes Renaissance de Toulon, à La Castille

Vingt-trois femmes de Renaissance se sont retrouvées le 20 juin 2015, dans le domaine de la Castille, autour de leurs deux aumôniers de Toulon. Certaines sont venues de Grenoble, Montpellier, Aix-en-Provence, Nice et Monaco pour se joindre aux membres des équipes de Toulon qui avaient organisé cette journée.

- La Miséricorde de Dieu est Sa compassion et Sa fidélité (Intervention du Père Antoine Carli)
Depuis la création, Dieu manifeste Sa tendresse en montrant qu’Il recherche toujours l’homme qui lui, se cache. Ce peuple repousse Dieu à plusieurs reprises, et Dieu va sans cesse le chercher, faire et refaire alliance avec lui.
La Miséricorde de Jésus dans le Nouveau Testament est la manifestation de son cœur humain inspiré par le Cœur divin.

- L’année jubilaire de la Miséricorde (Intervention du Père Jean Marc Lainé)
Au vu de l’année jubilaire de la Miséricorde, le Pape François a présenté « la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde ».
L’Eglise ressent fortement l’urgence d’annoncer la Miséricorde de Dieu. La miséricorde c’est prendre en compte la réalité de ce qui existe aujourd’hui ; l’indifférence du monde par rapport à la pauvreté. La miséricorde illustre le comportement de Dieu envers le pêcheur. Le malfaiteur doit purger sa peine, mais la miséricorde demande d’aller au delà du châtiment. Aujourd’hui, la justice ne sait pas faire l’accompagnement des condamnés. Dieu est Juste et nous demande d’être justes et ajustés à lui, d’aller au-delà avec la miséricorde et le pardon.

- Témoignages:
Témoignage de Catherine : elle fait partie de « la Famille Cor Unum », institut séculier qui s’engage à suivre chaque jour Jésus dans son amour pour le monde, du plus près possible, au milieu du monde. Célibataire consacrée, ex-gynécologue, elle a travaillé au planning familial, où elle a réussi prendre sa place en temps que chrétienne. Elle a également ouvert un centre maternel dans une maison familiale, où elle a accompagné pendant 12 ans des jeunes mamans en leur offrant un an et demi à deux ans de tranquillité pour la naissance et un début de vie avec leur bébé. Elle est aujourd’hui installée à « la maison des 4 frères » au Beausset où elle fait de l’accueil solidaire.

Témoignage de Muriel : mariée, mère de 5 enfants, elle est aujourd’hui à la retraite. Suite à la question qui la taraudait « Comment peut-on arriver à vendre son corps ? », elle a rejoint le « NID », mouvement qui a pour objectif l’abolition de la prostitution.
C’est une femme de terrain qui va à la rencontre des personnes prostituées qui lui ont fait découvrir la violence et l’enfermement qu’elles subissaient.
La devise du Nid : « Y aller les mains nues ».
Des actions de préventions sont faites, dans les établissements d’enseignement, pour sensibiliser sur l’égalité des hommes et des femmes et le respect des uns envers les autres.

Témoignage de Marie-Thérèse : Au sein du mouvement du Nid, Marie-Thérèse a apporté un témoignage sur son action d’aide à la réinsertion. Elle et Muriel assurent un accueil. Cela donne une parole aux femmes « survivantes » de la prostitution.

- ateliers, célébration, soirée:
De petits groupes se sont ensuite formés pour partager sur la miséricorde, à partir de l’Evangile sur la rencontre de Jésus avec une femme de Samarie (Jean chapitre 4), des interventions des aumôniers et des témoignages. La messe a été concélébrée par les aumôniers. Après le dîner à La Castille, moment de détente et de partage, le film « Les survivantes » a été projeté et commenté par Muriel. Il s’agit d’un témoignage de femmes prostituées qui ont survécu à l’insurmontable. Très émouvant et instructif, il a suscité de nombreux commentaires et questions.

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