Les prochaines rencontres de l'équipe Renaissance du Calvados se dérouleront à Juaye-Mondaye aux dates suivantes:
- samedi 25 janvier 2020
- samedi 15 février 2020
- samedi 21 mars 2020
RV à 9h30 pour le début de la rencontre. Puis eucharistie à 12h00.
Puis repas partagé pour celles qui souhaitent rester.
Fin de la rencontre vers 14h00.

Le thème du combat spirituel, commencé au 4ème trimestre 2019, sera poursuivi par frère Bruno lors des prochaines rencontres de 2020.

L'équipe Renaissance du Calvados se réunira le 7 décembre 2019 de 9h30 à 12h00 à l'abbaye de Mondaye.
Au menu de la rencontre, le combat spirituel (suite).
Celles qui le souhaitent restent assister à la messe de 12h00 à 12h45 puis les échange se poursuivent autour de nourritures plus terrestres, chacune étant invitée à apporter un pic-nique ou un plat à partager.
Les femmes des équipes de Cherbourg, de Coutances ou de Rouen sont conviées à cette rencontre.

L'équipe Renaissance du Calvados s'est réunie le 16 novembre 2019 à Juaye-Mondaye. Au menu de cette rencontre, le thème du "combat spirituel" proposé par frère Bruno, notre aumônier.

Voici quelques extraits des textes ayant servi de support aux échanges, pour continuer à réfléchir et méditer chez soi.
Bonne lecture !!!!

- Pape François: "Le Seigneur nous envoie au combat spirituel. C'est un combat dans lequel nous sommes invités à trouver notre champ de bataille ultime, conscient qu'il s'agit de la guerre de Dieu contre l'ennemi de la nature humaine"

- Saint-Augustin: "Seigneur, à la fin de ma vie , je ne sais pas si tu me trouveras victorieux, j'espère que tu me trouveras combattant."

- Starets Silouane: "Tous ceux qui suivent Notre Seigneur Jésus Christ sont engagés dans une guerre spirituelle. Une longue expérience de la grâce du Saint-Esprit a appris aux Saints à mener cette guerre. Le Saint-Esprit les guidait et les éclairait et leur donnait la force de vaincre leurs ennemis: car privée du Saint-Esprit, l'âme ne peut même pas commencer ce combat, elle ne sait pas et ne comprend pas qui et où sont ses ennemis."

 LA PEUR

 Elle nous paralyse et nous rend aveugle mais il faut avoir le courage de l’apprivoiser et de l’accueillir dans la foi et la confiance.

« Quelle est notre plus grande peur ? » demande Jean Vanier lors d’une interview .

Chaque  émotion enracinée au plus profond. Il en va de notre croissance et de notre fécondité de l’accueillir , de l’accepter et de l’apprivoiser .

«  J’ai pris peur parce que je suis nu et je me suis caché » répond Adam à la demande de son Seigneur «  Où es-tu » (Gen3,9-10 )

Ce sont des réponses et une question qui nous convoquent . Pour la première fois dans la Bible, l’homme parle à la première personne et dit «  j’ai peur » Cette prise de parole

est une reconnaissance de sa honte et de son manque de confiance .

Il a peur de Dieu ou de l’idée qu’il s’est fait de Lui . Dans une sorte de vertige , il vacille et sort de son «  jardin »et de son équilibre intérieur pour se tourner vers l’obscurité . Il cède à la peur de perdre et de manquer et cela le déshumanise : le Seigneur Dieu est devenu un rival et par conséquent tous les autres aussi .

Cette peur de l’Autre inscrite dès les premiers chapitres de la Bible met en évidence  certains mécanismes qui en découlent , à savoir la tristesse , la colère , liées parfois à la peur de déplaire ou encore à la crainte de ne pas être à la hauteur .

La peur aveugle et paralyse .

En temps de guerre , elle est parfois le moteur d’actions graves comme trahir son meilleur ami ou faire condamner des proches . Voici ce que disait Etty Hilesum ; « Cette peur de ne pas tout avoir dans la vie , c’est justement elle qui nous fait tout manquer » . A aucun moment dans l’Evangile, Jésus condamne ou reproche la peur de ses disciples , IL leur montre leur peu de foi ou de confiance . Cela ne sert à rien d’accuser les autres d’avoir peur ou de s’accuser soi-même.

Il nous faut avoir le courage d’avoir peur et confiance en même temps , et vivre ce paradoxe pleinement et sans naïveté : «  Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires ‘ mes oppresseurs . Mais toi , Seigneur , mon bouclier , Tu tiens haute ma tête » (ps 3, 2-4 ) .

 

Sœur  Catherine Aubin

Année 2019 - 2020

Mardi 3 Septembre 2019

Mardi 1 Octobre 2019

Mardi 5 Novembre 2019

Mardi 3 décembre 2019

Mardi 7 Janvier 2020

Mardi 4 Février 2020

Mardi 3 Mars 2020

Mardi 7 Avril 2020

Mardi 5 Mai 2020

Mardi 2 Juin 2020

Le groupe Renaissance du Calvados se réunira à l'abbaye de Mondaye les samedi 16 novembre et 7 décembre 2019 de 9h30 à 12h00.
Le thème des échanges est "Le combat spirituel? Réflexion sur ce que cela signifie dans notre vie"

à partir de 11h : messe en l'église paroissiale d'Equeurdreville, rue de la cité suivie du verre de l'amitié
repas partagé au Centre Paroissial (47 rue Ferdinand Buisson)
15h : rencontre fraternelle (échanges de témoignages) au presbytère du Voeu à Cherbourg (32 rue du président Loubet)

     Je ne sais pas manifester mes sentiments

Exprimer ses émotions ? Plus facile à dire qu'à faire ! La faute tantôt à la pudeur, tantôt à une difficulté à verbaliser. Et puis, nos émotions, à qui les confier ? A nos proches ou à un professionnel ? Voici quelques pistes...

Dans la vie, on a déjà des tas de choses à gérer. Alors s'il faut en plus prendre son temps de s'écouter et d'analyser ses propres émotions : On ne s'en sort plus. Pourtant, ne pas faire attention à sa sensibilité, à ses sentiments peut être une attitude très destructrice...

Pourquoi faut-il exprimer ses émotions au quotidien ?

Faut-il faire l'effort d'exprimer systématiquement toutes ses émotions ? Pas forcément ! Mais face à des émotions négatives, le refoulement a parfois des conséquences nocives. Il est donc plus sain de les exprimer, afin de s'en libérer. La capacité d'exprimer ses émotions nous facilite grandement la vie au quotidien !

En effet, une bonne communication constitue la base de relations saines et harmonieuses. Au travail ou en famille, faire part de ses émotions est plus particulièrement utile lorsque nous ressentons de la colère ou de la souffrance. Incapable d'exprimer ces émotions, nous risquons de nous lancer dans un réquisitoire, et la discussion tournera immanquablement au conflit.

Comment réussir à exprimer ses émotions

Famille, amis ou conjoint, il arrive fréquemment que nous fassions part de nos émotions à nos proches. Lorsque tout va bien, nous partageons volontiers notre joie et lors de moments plus délicats, le simple fait de s'ouvrir à un confident nous soulage. Cependant, certaines émotions nous submergent régulièrement. Nous les subissons, quand elles nous empêchent d'avancer, sans pour autant parvenir à les surmonter. Il est alors temps d'envisager une thérapie, afin de remonter à la source et de se libérer une fois pour toutes de ce frein.

Le développement de la communication Internet facilite l'expression des sentiments sans grande prise de risque. C'est confortable, car, qu'ils soient bons ou mauvais, forts ou faibles, exposer ses sentiments face à un auditoire est source d'enjeux importants.

Définition des sentiments

Les sentiments sont des pensées chargées d'émotions que l'on appelle ressentis. Par le jeu des hormones, ils produisent un effet physiologique euphorisant ou déprimant. Ils rendent dépendant.

Les sentiments déterminent le monde relationnel sans lequel l'on ne peut exister, c'est dire l'importance de les connaître. Les sentiments ne sont pas définitifs : ils évoluent au fur et à mesure de nos expérience de vie ( la dépression ou la rancoeur peuvent alterner avec la joie de vivre) et l'on peut agir sur eux, grâce à leur aspect dynamique.

Nous générons alors des sentiments complexes et opposés : admiration / humiliation, envie / honte, orgueil / culpabilité.

Nous élaborons des stratégies pour manier nos ressentis suivant les moments de notre vie et les mettons en mots : « j'ai de l'estime pour toi », « il est lâche », « tu me détestes », « je souffre », « j'ai honte », « tu m'attires », « c'est l'homme de ma vie », ect.

Un sentiment est donc un message transmis et reçu, même si le destinataire n'est que soi-même :

Nous communiquons dans le monde à travers le filtre de nos sentiments selon plusieurs formules :

. expression directe et claire, ou de manière impertinente, pour atteindre un objectif ou suivre un besoin ;

. expression indirecte et subtile par timidité ou pour rechercher un effet ;

. déni, dissimulation, manipulation, travestissement des sentiments.

Pourquoi apprendre à exprimer vos sentiments ?

Fabriquer et vivre attaché à vos sentiments vous rend affectivement dépendant. Apprendre à les exprimer est donc une étapes obligée si vous ne voulez pas qu'ils vous dominent et souhaitez devenir serein.

Vouloir apprendre à exprimer ses sentiments répond souvent à une nécessité :

. s'adapter à un contexte particulier ;

. être enfin soi-même et s'affirmer ;

. sauver une relation, répondre à une demande, diriger dans le monde professionnel, atteindre un but ;

. rétablir sa santé.

. Ne pas savoir comment les exprimer nous rend confus et nerveux. On peut devenir agressif ou fuyant.

Exprimer ses sentiments à bon escient permet de s'intégrer à un groupe, à une société, suivant différentes valeurs socio-éducatives.

Les émotions corrélées aux sentiments ignorés sont «  enterrées vivantes » :

. Elles deviennent psychogènes et demandent à s'extérioriser.

. Elles provoquent anxiété et angoisse.

. Elles sont donc délétères et finissent par altérer votre santé.

A noter : face à la difficulté d'exprimer leurs sentiments, certains pratiquent le déni pour éviter tout risque et inconvénient ; ils les ignorent ou les font endosser par un autre, surtout s'il s'agit de mauvais sentiments. Il ne s'agit là que d'une stratégie pour se protéger.

Faites un travail sur vous pour renforcer votre faculté à exprimer vos sentiments.

La confiance en soi

Rappelez-vous que l'expression, juste et saine des sentiments est facilitée si vous avez une base de confiance en vous construite dès l'enfance. Cependant, vous pouvez également construire cette confiance en vous par vous même.

L'affirmation de soi

Cette faculté est difficile à acquérir si vous êtes d'un naturel introverti, doux, timide, peu agressif et si, en plus, vous connaissez pas de talents et vos valeurs, que vous allez également de voir découvrir.

Le travail à faire est différent suivant votre tempérament inné :

. Extraverti : vous exprimez facilement vos sentiments assortis de leurs émotions, bonnes ou mauvaises. C'est dans la vie sociale que vous rencontrez des limites : s'exprimer à tort et à travers génère des conflits ; vous perdez plus que ce que vous ne gagnez.

. Introverti : vous vous laissez déborder intérieurement et réagissez d'une manière maladroite. Vous tendez à devenir une personnalité fuyante, difficilement interprétable, voire même opaque.

La connaissance de soi

Connaître vos sentiments est la condition sine qua non pour savoir comment les exprimer et pour décoder ceux d'autrui.

Savoir exprimer ses sentiments est une habileté sociale et une source d'équilibre qui aide à ne pas passer à côté des vraies opportunités, à rester concentré sur ses objectifs et à moins se tromper.

Les équipes Renaissance de l'Ouest se retrouveront les 22 et 23 juin 2019 chez les Bénédictines de Bayeux pour une récollection régionale.

Le programme est en cours de préparation. En voici les grandes lignes afin de vous inciter à vous inscrire !

Il comportera des temps d'enseignement sur le thème de l'Eucharistie et des temps de visite (visite guidée de la cathédrale et de la salle du chapitre).

Le dimanche après-midi, pour celles qui n'habitent pas trop loin et ne sont pas pressées de reprendre la route, il vous sera proposé une visite de la tapisserie de Bayeux.

La colère, ça s'apprend !

Je ne sais pas manifester mes sentiments.

Pendant le divorce, je ne me souviens pas vraiment de colère. Je dois faire un effort pour me souvenir. La colère était certainement là, comment faire autrement ? J'étais fâché, je lui en voulais, je m'en voulais aussi. Mais était-ce de la colère? En tout cas, cette colère ne s'extériorisait pas beaucoup, je ne me souviens ni de vaisselle cassée ni de cris. Je n'ai jamais dit, ni même reconnu, être en colère. En revanche, j'ai beaucoup écrit à mon avocat qui, le pauvre, n'y pouvait rien. Ce n'est qu'après trois ou quatre ans que j'ai renoué avec la pratique catholique, que je suis retourné à l'église et ai participé à des groupes de prières ou des groupes de paroles. Ces groupes m'ont certainement aidé à retrouver un peu de sérénité.

Où sont passées toutes mes contrariétés?

Pendant les 26 ans de mariage, je ne me souviens pas non plus m'être mis en colère contre mon conjoint. Comment ai-je fait pour tout accepter, que ça me plaise ou non? Où passaient toutes mes contrariétés? Avais-je même conscience d'être contrarié? Ou bien essayais-je de me persuader que j'étais heureux, que tout allait très bien? Quand j'y réfléchis, c'est d'ailleurs assez amusant, parce que mon conjoint ne cessait de me dire que " ça n'allait pas" , qu' " il fallait que ça change" , sans que je comprenne, d'ailleurs jamais, ce dont il s'agissait. Ce dialogue de sourds était si répétitif qu'il aurait dû m'alerter et m'obliger à regarder en face ce qui devenait un comportement névrotique.

Lorsque j'étais enfant, j'ai certainement fait des colères, comme tous les enfants. Et puis on m'a certainement expliqué qu'il ne fallait pas se mettre en colère. Et comme j'étais un bon garçon, j'ai certainement cessé de me mettre en colère. Mais m'a-t-on seulement expliqué comment exprimer mon désaccord ou mon insatisfaction d'une façon acceptable pour la société? Probablement pas, ou alors je n'ai pas bien compris.

La colère, ça s'apprend. La colère, c'est de l'énergie. La colère, c'est nécessaire.Celui qui sait la maîtriser, comme Monsieur Pasquier(1), alors le monde est à lui. Ce n'était juste probablement pas mon cas.

(1) Monsieur Pasquier: " Papa se mit à sourire, son calme devint effrayant et nous comprîmes tous qu'il était parti, sans retour, pour une colère majuscule, une colère telle qu'un homme n'en fait pas trois d'aussi belles dans sa vie."Chronique des Pasquier ( 1933-1945) de Georges Duhamel.

Hervé