Trajectoire sinusoïdale: projection d'une droite dans un mouvement tournant comme une balle qui sort d'un revolver.

Divorcée il y a dix ans, Christelle a transformé son regard, devenu plus indulgent.

Dix ans après ma séparation puis mon divorce, je suis frappée de constater combien le regard que je porte sur ma personne et ma situation à évolué.
Telle une sinusoïde, il a progressé au gré des joies et des peines, des petits échecs et des grandes victoires!

Regard de conquérant lors de la séparation. Je suis celle qui a pris la décision, douloureuse pour tous, mais nécessaire et assumée avec force. Rêves d'un avenir plus heureux loin des cris et des pleurs.

Regard de peine quand au fil des années la solitude se fait mordante, quand les amitiés anciennes de la vie de couple s'effilochent, quand les étés dans une maison vide sans enfants et les repas solitaires sont angoissants.

Regard d'échec quand la haine de l'ex-conjoint vous poursuit et vous épuise, quand la vie professionnelle, matérielle et familiale est si lourde à porter seule, quand l'éducation des enfants vous échappe ; quand le regard des familles "bien comme il faut" vous exclut et quand la confiance s'amenuise.

Regard de fierté quand les années passant, les projets menés seule s'accomplissent malgré les obstacles; quand les enfants prennent leur envol avec confiance; quand l'église vous accueille toujours et vous soutient; quand de nouvelles amitiés plus proches,plus vraies se forgent; quand la force vitale abîmée et cachée s'épanouit de nouveau.

Regard apaisé et indulgent sur une autre vie acceptée, sur mes fragilités assumées, sur mes blessures cicatrisées mais toujours sensibles.

EMMANUELLE

Thème de réflexion : « Nos enfants »
Nous les avons attendus, choyés, élevés... Peu à peu, ils ont pris leur indépendance… Ils ont été marqués par notre séparation et ont réagi chacun différemment.
Où en sommes-nous avec eux, aujourd'hui ?
Que nous apportent-ils ?
Quelles difficultés rencontrons-nous avec l'un ou l'autre ?

11h messe à l'église d'Equeurdreville rue de la cité

vers 13h : repas partagé au centre paroissial 47 rue Ferdinand Buisson à Equeurdreville

15h : presbytère Notre Dame du Voeu 32 rue du président Loubet à Cherbourg sur le thème "Qu'avons-nous découvert cet été ? ... plein de pépites de joie à partager

seule ou avec vos enfants, vous êtes les bienvenues...

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du père Pican le 23 juillet 2018. Monseigneur Pican a accompagné le mouvement Renaissance depuis 2012 en tant qu'aumônier national. Son mandat devait s'achever au 1er septembre. Ce fut une grande chance pour nous toutes de l'avoir connu pendant 6 ans.
Très discret d'abord, il a pris le temps d'écouter les souffrances, d'appréhender les problématiques des femmes en rupture de couple. Au fil du temps, il s'est beaucoup investi dans sa mission, n'ayant de cesse de proposer des idées et de nouer des contacts, à la conférence des Evêques, ou ailleurs.
Nous lui devons l'aide de nombreux intervenants de qualité lors de nos congrès et de nos réunions nationales. Ses conseils étaient toujours éclairés, empreints de délicatesse et de bienveillance.
C'est avec plaisir que nous lisons et relisons ses contributions à notre revue Partage et que l'équipe nationale se nourrissait de ses homélies "finement ciselées".

Père Pican, nous ne vous oublierons pas et nous vous portons dans nos pensées et nos prières.
Merci père Pican.

Une belle prière pour se préparer au congrès Renaissance au Puy-en-Velay

Un pardon en chemin (père Jacques Lancelot)
L'offense est là, comme une ancre plantée
dans les sables mouvants de la mémoire.
Je n'arrive pas à l'en retirer.

J'ai parfois le désir d'une réconciliation,
mais la blessure reste ouverte,
sensible et souvent douloureuse.

Je voudrais m'expliquer, argumenter, demander pourquoi?
Alors, tout en moi se met à tourner en rond.
Et je reste seul avec mes questions.
J'ai besoin d'une parole
pour comprendre ce qui s'est passé.
J'ai besoin d'une vérité qui n'est pas faite.
Et une écharde reste plantée dans le fond de mon être.

Je me sens victime d'une injustice
et personne ne peut prouver mon innocence.
Montent en moi les mots des enfants: "c'est pas juste !"
Et je reste blessé ...

Une seule issue, prendre le chemin du pardon.
En avoir le désir, d'abord !
un vrai désir, un désir qui ouvre un avenir,
un désir qui se fait supplication ...
Face à la croix du Crucifié
je veux prononcer son nom.

" Toi, Dieu Père, fais en moi ce que tu veux!
Je ne dis pas que je l'aime,
mais je lui veux du bien
pour le mal qu'il m'a fait.
Je ne veux plus avoir de comptes à régler.
Je remets entre tes mains
la vérité que je ne peux faire et la justice que je ne peux prononcer !
Débrouille tout, et le moment venu,
Aide moi à faire la lumière."

Dans ce geste d'abandon, je vais mon chemin,
jusqu'au jour où toute vérité se fera
jusqu'au jour où toute justice se manifestera.
Et je cueille la paix qui m'est donnée.

Les équipes Renaissance de la Région NORD se retrouveront les 9 et 10 avril 2016 au Monastère du Mont des Cats pour un week-end de récollection sur le thème "A la croisée de nos chemins".
Retrouvez le détail et les informations pratiques vous permettant de vous inscrire avant le 20 mars 2016 sur la page Renaissance de la région NORD.

Le groupe de Vesoul a souhaité se rendre en pèlerinage à Notre Dame de la Salette accompagné de leur aumônier le père Christophe JACQUINOT afin de partager avec lui des moments de prières, de rencontres, d'eucharistie et de réconciliation avant son départ pour une autre unité pastorale.
Elles étaient 12 du groupe de Vesoul et ont proposé à d'autres paroissiens de les accompagner.
Au total, ce sont donc 23 personnes qui ont cheminé ensemble durant trois jours.
A l'aller, une escale à ARS-sur-Formans a été faite afin de découvrir le sanctuaire d'Ars et la vie du curé d'Ars, après un pique-nique, direction Notre Dame de la Salette dans l'Isère à la Salette-Fallavaux.
Ce fut un moment rempli d’émotions, de dévotions, de recueillement et de découvertes.

Souvenirs du pélerinage à Notre Dame de la Salette:

Le groupe devant l'église de Notre Dame de la Salette et devant la statue de Marie

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Compte rendu de la recollection du 20 juin 2015, organisée par les équipes Renaissance de Toulon, à La Castille

Vingt-trois femmes de Renaissance se sont retrouvées le 20 juin 2015, dans le domaine de la Castille, autour de leurs deux aumôniers de Toulon. Certaines sont venues de Grenoble, Montpellier, Aix-en-Provence, Nice et Monaco pour se joindre aux membres des équipes de Toulon qui avaient organisé cette journée.

- La Miséricorde de Dieu est Sa compassion et Sa fidélité (Intervention du Père Antoine Carli)
Depuis la création, Dieu manifeste Sa tendresse en montrant qu’Il recherche toujours l’homme qui lui, se cache. Ce peuple repousse Dieu à plusieurs reprises, et Dieu va sans cesse le chercher, faire et refaire alliance avec lui.
La Miséricorde de Jésus dans le Nouveau Testament est la manifestation de son cœur humain inspiré par le Cœur divin.

- L'année jubilaire de la Miséricorde (Intervention du Père Jean Marc Lainé)
Au vu de l’année jubilaire de la Miséricorde, le Pape François a présenté « la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde ».
L’Eglise ressent fortement l’urgence d’annoncer la Miséricorde de Dieu. La miséricorde c’est prendre en compte la réalité de ce qui existe aujourd’hui ; l’indifférence du monde par rapport à la pauvreté. La miséricorde illustre le comportement de Dieu envers le pêcheur. Le malfaiteur doit purger sa peine, mais la miséricorde demande d’aller au delà du châtiment. Aujourd’hui, la justice ne sait pas faire l’accompagnement des condamnés. Dieu est Juste et nous demande d’être justes et ajustés à lui, d’aller au-delà avec la miséricorde et le pardon.

- Témoignages:
Témoignage de Catherine : elle fait partie de « la Famille Cor Unum », institut séculier qui s’engage à suivre chaque jour Jésus dans son amour pour le monde, du plus près possible, au milieu du monde. Célibataire consacrée, ex-gynécologue, elle a travaillé au planning familial, où elle a réussi prendre sa place en temps que chrétienne. Elle a également ouvert un centre maternel dans une maison familiale, où elle a accompagné pendant 12 ans des jeunes mamans en leur offrant un an et demi à deux ans de tranquillité pour la naissance et un début de vie avec leur bébé. Elle est aujourd’hui installée à « la maison des 4 frères » au Beausset où elle fait de l’accueil solidaire.

Témoignage de Muriel : mariée, mère de 5 enfants, elle est aujourd’hui à la retraite. Suite à la question qui la taraudait « Comment peut-on arriver à vendre son corps ? », elle a rejoint le « NID », mouvement qui a pour objectif l’abolition de la prostitution.
C’est une femme de terrain qui va à la rencontre des personnes prostituées qui lui ont fait découvrir la violence et l’enfermement qu’elles subissaient.
La devise du Nid : « Y aller les mains nues ».
Des actions de préventions sont faites, dans les établissements d’enseignement, pour sensibiliser sur l’égalité des hommes et des femmes et le respect des uns envers les autres.

Témoignage de Marie-Thérèse : Au sein du mouvement du Nid, Marie-Thérèse a apporté un témoignage sur son action d’aide à la réinsertion. Elle et Muriel assurent un accueil. Cela donne une parole aux femmes « survivantes » de la prostitution.

- ateliers, célébration, soirée:
De petits groupes se sont ensuite formés pour partager sur la miséricorde, à partir de l’Evangile sur la rencontre de Jésus avec une femme de Samarie (Jean chapitre 4), des interventions des aumôniers et des témoignages. La messe a été concélébrée par les aumôniers. Après le dîner à La Castille, moment de détente et de partage, le film « Les survivantes » a été projeté et commenté par Muriel. Il s’agit d’un témoignage de femmes prostituées qui ont survécu à l’insurmontable. Très émouvant et instructif, il a suscité de nombreux commentaires et questions.

- L'équipe Renaissance du Calvados organise une récollection les 10 et 11 octobre 2015 à Juaye-Mondaye. L'ensemble des équipes Renaissance de l'Ouest se retrouveront avec leurs aumôniers pour ce temps d'échange sur le thème "De commencement en commencement".

- L'équipe Renaissance du Var organise, avec les équipes de la région Provence Méditerranée, une récollection le 20 juin 2015. par les équipes de la région Provence Méditerranée.
(Pour connaître le thème, le lieu et le programme détaillé de cette récollection, vous pouvez consulter la page de l'équipe Renaissance du Var sur ce site).

- L'équipe Renaissance d'Ile de France propose la dernière rencontre du 1er semestre 2015 le 20 juin 2015, de 14h à 17h00, à l'adresse habituelle (voir page de l'équipe Renaissance d'Ile de France sur ce site).

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"L'important , ce n'est pas d'arriver, c'est d'être en chemin ..." Albert Schweitzer

UN CHEMIN



Quand on est chrétien, la vie spirituelle se fonde totalement sur la confiance en Jésus-Christ: croire qu'il est ressuscité de la mort, et que tout malheur qui nous arrive est appelé à être accompagné par le Christ vivant. Cette confiance là est appelée à nous procurer la paix, à nous faire lâcher prise. Cela veut dire que le chemin humain et le chemin de foi sont à la fois distincts et appelés à être articulés. Le Stoïcisme, le Bouddhisme sont des philosophies qui prônent le lâcher prise, l'entraînement du corps à vivre l'acceptation paisible de l'épreuve et de la mort. Ce sont là des chemins spirituels mais pas religieux. Les Bouddhistes vivent le silence pour le silence dans l'acte méditatif. Il n'y a pas de confiance intérieure donnée à Dieu qui serait là, présent: "Seigneur, me voici", "Seigneur, je suis là, viens", avec la certitude que Dieu est déjà présent en nous et qu'il nous transforme. Les ressources bouddhistes sont les livres; c'est un chemin qui fait son travail tout seul, dans le silence. Sur son chemin, le chrétien a pris conscience que quelqu'un est avec lui, marche avec lui: ses ressources étant la prière, la lecture de l'écriture, les sacrements.


Alors, quel chemin après une épreuve?


1ère étape: la sidération (le sentiment de mort), voire la tentation du désespoir. Situation à rapprocher de Jésus qui dit:"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?". Ne pas désespérer, c'est alors se tourner résolument vers le ciel: "Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ." (Romains, chapitre 8 )

2ème étape: Consentir intérieurement à ne pas rester dans le malheur, à le dire à Dieu et à un autre humain. On peut penser à Anne, stérile, qui ne produit pas de fruit dans sa vie et vient au Temple pour demander à Dieu de lui enlever sa honte (au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, la stérilité était désastreuse, considérée comme honteuse).

3ème étape: Accepter d'être présent à soi-même dans tout son corps.Nous sommes appelés à prier avec tout nous-mêmes. Il y a plusieurs psaumes qui disent la douleur du corps dans l'épreuve qui arrive (psaume 39). D'où l'importance ici d'être présent à soi-même et d'accepter de retrouver une sensibilité par le sport et diverses activités.

4ème étape: Consentir à faire la vérité sur soi, sur ce qui s'est passé, sur son histoire, avec l'idée chrétienne que "la vérité vous rendra libres" comme dit Jésus dans l'Evangile de Jean. Discerner dans ce qui s'est passé ce qui vient de moi, ce qui vient de l'autre, ce qui vient de la vie, des événements extérieurs. Demander Pardon à Dieu pour les choses difficiles qui viennent de moi. Dieu ne nous juge pas, mais nous appelle à nous relever. Il nous faut retrouver une autonomie spirituelle.

5ème étape: Se détacher intérieurement des personnes qui nous ont blessés. Ne pas se focaliser sur les gens qui nous ont blessés, se libérer des liens qui nous lient à ces personnes. Cela peut prendre des années. Ne pas continuer non plus à les haïr. Investir plutôt dans les paroles de Jésus:"Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

6ème étape: Prendre conscience qu'à partir de nos fragilités, Dieu peut nous faire porter du fruit.La fragilité peut nous rendre plus présent aux autres, plus enclin à la compassion. Il est utile de relire à ce sujet "la guérison de l'aveugle-né" (Jean, chapitre 9, verset 3). Dans cet épisode,les disciples demandent à Jésus: "Qui a péché?". La réflexion sur la culpabilité ne sert à rien. Jésus dit: "Arrêtez de chercher qui a mal fait"; dans la fragilité et la cécité de cet homme aveugle-né, l'amour de Dieu va se manifester. Il en est de même pour nous, l'agir de Dieu va se manifester dans notre fragilité. Là, nous sommes en plein dans la confiance, donc en plein dans la foi chrétienne.

7ème étape: Retrouver ma conscience que l'on est digne d'exister et donc appelé à vivre.Cette conscience-là donne de la joie. Dans la Genèse, on lit:"Tu nous as créés pour vivre". Et dans Jean, au chapitre 10, verset 10, Jésus dit:"Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance."

En conclusion, l'épreuve nous impose un dépouillement, nous amène à chercher des ressources spirituelles pour vivre.La foi en Jésus ne nous ôte pas nous blessures, qui laissent en nous des traces indélébiles dans notre corps et notre coeur. Mais cette foi en Jésus nous donne de RE-EXISTER, et cela procure de la JOIE. C'est cela l'expérience de la joie.Des liens ont été perdus, parfois même l'appartenance à des groupes entiers (amis, famille). Comment alors redevenir quelqu'un? Cela demande d'habiter le présent, et non le passé ou le futur. Cela demande un abandon à Dieu, à la Providence Divine. Habiter le présent, ce peut être aller à la messe, aller dans une chorale, au cinéma, au musée, au jardin ... Mais aussi être attentif aux sourires, aux propositions de sorties. L'important, c'est d'être ouvert et de ne pas avoir peur de son image: prendre soin de nous, de notre corps, de notre visage pour nous accepter et accepter l'image que nous renvoie notre miroir. Ne pas avoir peur de pousser des portes, pour entrer dans un groupe par exemple. Paul dit "La peur doit être mise dehors" parce qu'elle nous fait rester dans la mort.

Dieu nous dit: "choisis la vie ou la mort." Choisissons, avec Lui, La VIE.