Bonjour à toutes !!!

Retenez bien sur vos agendas les dates de notre prochaine Assemblée Générale !!!
Elle se déroulera
les 2 et 3 mai 2020
à Montmartre (maison d'accueil EPHREM)

Pensez à votre réservation de chambre à la maison d'accueil Ephrem (en vous adressant à notre trésorière nationale qui groupe les demandes de réservation ) et organisez dès à présent votre venue en train, covoiturage ou blablacar.

A très bientôt.

Les prochaines rencontres de l'équipe Renaissance du Calvados se dérouleront à Juaye-Mondaye aux dates suivantes:
- samedi 25 janvier 2020
- samedi 15 février 2020
- samedi 21 mars 2020
RV à 9h30 pour le début de la rencontre. Puis eucharistie à 12h00.
Puis repas partagé pour celles qui souhaitent rester.
Fin de la rencontre vers 14h00.

Le thème du combat spirituel, commencé au 4ème trimestre 2019, sera poursuivi par frère Bruno lors des prochaines rencontres de 2020.

L'équipe Renaissance du Calvados se réunira le 7 décembre 2019 de 9h30 à 12h00 à l'abbaye de Mondaye.
Au menu de la rencontre, le combat spirituel (suite).
Celles qui le souhaitent restent assister à la messe de 12h00 à 12h45 puis les échange se poursuivent autour de nourritures plus terrestres, chacune étant invitée à apporter un pic-nique ou un plat à partager.
Les femmes des équipes de Cherbourg, de Coutances ou de Rouen sont conviées à cette rencontre.

L'équipe Renaissance du Calvados s'est réunie le 16 novembre 2019 à Juaye-Mondaye. Au menu de cette rencontre, le thème du "combat spirituel" proposé par frère Bruno, notre aumônier.

Voici quelques extraits des textes ayant servi de support aux échanges, pour continuer à réfléchir et méditer chez soi.
Bonne lecture !!!!

- Pape François: "Le Seigneur nous envoie au combat spirituel. C'est un combat dans lequel nous sommes invités à trouver notre champ de bataille ultime, conscient qu'il s'agit de la guerre de Dieu contre l'ennemi de la nature humaine"

- Saint-Augustin: "Seigneur, à la fin de ma vie , je ne sais pas si tu me trouveras victorieux, j'espère que tu me trouveras combattant."

- Starets Silouane: "Tous ceux qui suivent Notre Seigneur Jésus Christ sont engagés dans une guerre spirituelle. Une longue expérience de la grâce du Saint-Esprit a appris aux Saints à mener cette guerre. Le Saint-Esprit les guidait et les éclairait et leur donnait la force de vaincre leurs ennemis: car privée du Saint-Esprit, l'âme ne peut même pas commencer ce combat, elle ne sait pas et ne comprend pas qui et où sont ses ennemis."

Le groupe Renaissance du Calvados se réunira à l'abbaye de Mondaye les samedi 16 novembre et 7 décembre 2019 de 9h30 à 12h00.
Le thème des échanges est "Le combat spirituel? Réflexion sur ce que cela signifie dans notre vie"

Relisons, méditons, apprenons par coeur ce texte magnifique de Paul (1 co 13, 1-8)

Sans l’amour nous ne sommes rien, nous sommes faits pour aimer. Et cela reste vrai lorqu’on a été très blessé(e).
Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1,26) qui est un Dieu d’amour et de relation intense netre le Père, le Fils et l’Esprit. Nous sommes donc des êtres de relation et d’amour.
Mais l’amour humain a des formes diverses et différentes. Après les blessures du divorce ou du deuil, on peut aimer autrement parce que quelles que soient les circonstances, notre capacité à aimer reste immense. Certains choisissent la fidélité au sacrement de mariage, d’autres s’engagent vers une nouvelle union. Dieu respecte tous nos choix.

Mais le choix essentiel qui doit orienter toute notre vie, c’est le choix de la vie (relire ce beau texte Dt 30 « Choisi donc la vie ! »). Certains de nos choix nous mènent à des impasses qui ne nous construisent pas. Certaines personnes se complaisent dans leurs souffrances.

Choisir la vie, c’est inventer sa vie à travers des sentiers parfois nouveaux et inconnus, parfois plus abrupts, qui paraissent difficiles.

La vie est un cadeau gratuit : vivre c’est partager ce cadeau. Le garder pour soi seul c’est mourir.

Méditation biblique : (Jn 4, 5-30) Jésus rencontre la Samaritaine.
La première parole de jésus à cette femme « Donne moi à boire » c’est-à-dire comme sur la croix « J’ai soif ».
Face à cette soif qui lui est exprimée, la femme met des obstacles. Le 1er obstacle est social, en raison de l’opposition entre les Juifs et les Samaritains et de la barrière culturelle entre les hommes et les femmes. Le second obstacle est matériel : Jésus n’a rien pour puiser de l’eau (4,11). Le 3ème obstacle est moral : cette femme n’a pas de mari. Jésus révèle à la samaritaine la grande soif d’amour qu’elle n’a jamais réussi à apaiser. La vraie soif c’est d’aimer et d’être aimé. Dieu, lui aussi, connaît cette quête incontournable. Il a soif de l’amour des hommes.
Ce passage de Jean intitulé « l’eau vive » souligne la soif réciproque de Dieu et des Hommes, cette soif inextinguible qui nous pousse sans cesse à aller chercher dans le plus profond de notre coeur la source de cet amour.

Intervention du père Guy de LACHAUX, dans le cadre d’une retraite pour les personnes divorcées en toutes situations, mai 2009, Centre St Hugues de Biviers, Compte-rendu rédigé par Michèle MARTIN pour la revue Partage de Septembre 2009

La Paix est un thème récurrent dans les Evangiles. Dès la naissance de Jésus (Lc 2,1-4) les Anges louent Dieu « Gloire à Dieu et Paix sur la terre aux hommes objets de sa complaisance ». La Paix aux hommes fait la gloire de Dieu. Après le divorce, comme après toutes les turbulences de la vie, s’impose le besoin de sérénité, d’apaisement, d’harmonie intérieure.

Trois pistes sont nécessaires pour avancer vers la Paix, qui n’efface pas les souffrances mais permet de les appréhender autrement.
- oser faire la vérité
- oser le pardon
- retrouver le chemin de la confiance

-1ère piste : oser faire la vérité « La vérité fera de vous des hommes libres » Jn 8,32

Oser rechercher la vérité c’est trouver des chemins de liberté. Face à la déstructuration du divorce, certain(e)s cachent, enfouissent la vérité sous un couvercle. D’autres s’étourdissent par trop d’activités.

Il faut oser regarder la vérité et oser traverser la mort du divorce pour retrouver la vie, lutter contre ce cancer qui ronge le coeur.
Ce chemin ne peut pas être parcouru seul(e) sinon on tourne en rond. Ne pas être seul, ce la veut dire qu’il faut trouver au moins une personne qui écoute, ou ce qui est mieux, un groupe de parole. Il faut ouvrir un espace de parole pour verbaliser son histoire.

Dans le récit des pèlerins d’Emmaüs (Lc 24,13-35), Jésus, très habilement, pose une question qui va déclencher leur parole. Ils expriment leur mal-être et Jésus les écoute.
Il faut que la souffrance sorte sinon elle étouffe. Parler fait prendre de la distance avec la souffrance. Parler c’est se raconter, laisser monter son émotion pour l’exprimer, dire sa colère, son désarroi, ses incompréhensions, sa rancoeur, ses avancées , ses découvertes.

Parler en groupe permet de se faire éclairer par l’histoire des autres, tout en sachant que personne n’a la solution à la place de l’autre. Lentement va se mettre en place un chemin de vérité. Et sur ce chemin, l’Église dévoile son trésor -la Parole de Dieu- qui s’adresse déjà aux malades, aux blessés, aux souffrants. Les foules suivaient Jésus parce que de lui émanait une puissance de guérison soutenue par la Parole.

La Parole de Dieu doit être au centre de ces groupes qui accompagnent les personnes en souffrance.

La Parole de Dieu nous questionne, nous met en mouvement, nous structure, déplace notre conscience, nous donne la force de Dieu pour nous relever.

Pour accompagner les personnes divorcées, il faut
- aller vers elles, les rejoindre comme Jésus avec les Pélerins d’Emmaüs, car souvent elles se cachent.
- les écouter
- avoir et donner le goût de la Parole de Dieu

La confiance et la vérité partagées dans ces groupes libèrent de ce qui ligote et empéche de vivre.

2ème piste : oser le pardon

Le Pardon est une question difficile : ce n’est pas une question de morale, c’est une question d’égoïsme. La pardon libère de cette histoire qui gangrène – le pardon c’est déjà pour moi !

La pardon doit venir de moi, sans attendre quelque chose de celui (celle) qui m’a blessé(e). Mais le aprdon n’est pas possible au début car il ne peut s’envisager que sur les chemins du deuil.

A vue humaine, le pardon peut être impossible. C’est pourquoi le christ invite à une prise de conscience
- le pardon, nous avons déjà à le recevoir pour nous. Ce sont les paraboles de « la paille et de la poutre » (Lc 6,39-42) et du débiteur impitoyable (Mt 18,23-38). Dans ces récits, Jésus nous dit « regarde toi et fixe le pardon que tu vas recevoir ».

Pour cheminer vers le pardon, il faut regarder Dieu, car le pardon est au coeur de Dieu qui, Lui, sait pardonner à l’infini (Mt 18,23 – pardonner 70 fois7 fois).
C’est la belle parabole du fils prodigue (Lc 15,11-32). Pour revivre, il faut pardonner mais en passant par la « petite porte » - confier l’autre à Dieu dans la prière et demander à Dieu de pardonner à notre place. Le pardon est un cadeau que l’on fait déjà à soir et c’est un cadeau que l’on attend longtemps.

3ème piste : retrouver le chemin de la confiance

Pour cela, il faut relire l’itinéraire de Pierre. Pierre a confiance ne Jésus mais encore plus en lui-même. Il se sent propriétaire de la destinée du Christ. Pierre dit à Jésus qu’Il est le Fils de Dieu (Mt 16,16) et Jésus le fait chef de son groupe (Mt 16,17-19) mais, à la première annonce de la Passion, Pierre s’oppose à Jésus : « Cela ne t’arrivera point » (Mt 16,22). Alors Jésus l’interpelle « Arrière Satan, tu me fais obstacle » (16,23).
Puis, au chapitre 26 de Matthieu, Pierre, toujours sûr de lui, assure que lui ne trahira jamais son maître (26,31-33 et 35) et c’est l’annonce de son reniement (v 34).
Effectivement, Pierre va fuir (26,56) et renier le Christ (26,69-75).
Mais Jésus va rétablir Pierre dans son rôle de chef de l’Église au bord du lac de Tibériade. Tois fois, il lui demande « m’aimes-tu ? » et trois fois il lui redonne la mission d’être le Pasteur de son troupeau (Jn 21,15-17).
Jésus fait confiance de nouveau à Pierre qui retrouve toute sa confiance en lui. Jusqu’au bout, il accomplira sa mission.

Intervention du père Guy de LACHAUX, dans le cadre d’une retraite pour les personnes divorcées en toutes situations, mai 2009, Centre St Hugues de Biviers, Compte-rendu rédigé par Michèle MARTIN pour la revue Partage de Septembre 2009

La culpabilité est un sentiment sournois, souvent lié à l’impression de porter une étiquette sur le front, une étiquette que les autres me donnent ou que je m’inflige à moi-même.

D’où vient la culpabilité ?
- elle peut venir de l’enfance quand elle est due à l’éducation reçue, à l’Église, à l’éducation religieuse (Pense aux autres, ne pense pas à toi!)
- elle peut venir de nos faiblesses, de nos manques de discernement. Elle est alors due à moi-même, si j’ai un regard négatif sur moi.

Il faut apprendre à se regarder comme Dieu nous regarde, avec beaucoup de douceur, de tendresse, de compréhension.

Qu’est-ce que la culpabilité ?

Elle a plusieurs formes :
- la culpabilité vis-à-vis de moi-même : elle provient de ce que je ne corresponds pas à l’image que je voudrais avoir ou que je veux donner de moi aux autres. La culpabilité est la distance entre ce que je suis et ce que je voudrais être. Si la distance n’est pas trop importante, elle aide à nous pousser vers l’avant et à nous dépasser. Si elle est trop grande, elle mène au refus de soi, à la dépréciation culpabilisante.
- la culpabilité face au mal qu’on a fait à l’autres, c’est la culpabilité extérieure
- la culpabilité indirecte concerne ce que je n’ai pas fait et aurais dû ou pu faire.

La difficulté est que ces trois formes de culpabilité se mêlent dans notre psychisme.

Méditation du passage Jn 8,3-11 La femme adultère
Cette femme est dans une situation de honte totale, maximale -prise en flagrant délit, elle est mise au centre du groupe mais personne ne lui parle : on parle d’elle mais on ne lui parle pas à elle.
Face à cette honte et cette culpabilité, Jésus dit « je ne te condamne pas ». Sa réponse, très habile aux hommes si prompts à juger, démontre que tous les humainssont du même côté : il n’y a pas les pécheurs d’un côté et les non pécheurs de l’autre – nous sommes tous des pécheurs, mais des pécheurs pardonnés.

Intervention du père Guy de LACHAUX, dans le cadre d’une retraite pour les personnes divorcées en toutes situations, mai 2009, Centre St Hugues de Biviers, Compte-rendu rédigé par Michèle MARTIN pour la revue Partage de Septembre 2009,

Le divorce est un séisme, même s’il se « passe bien ». C’est un séisme qui ébranle tout: rien, ni personne n’en sort indemne. Certaines choses sont détruites, d’autres restent très ébranlées, d’autres tiennent encore parce que les fondations étaient plus solides.

Ce séisme atteint
- l’organisation matérielle du couple et de la famille
- l’équilibre psychique et affectif, surtout la confiance en soi : « Il (elle) ne me regarde plus, je ne compte plus, je ne suis plus aimé(e), donc je ne suis plus aimable »
- l’équilibre relationnel : la plupart des amis, ne voulant pas prendre parti, fuient.
- l’équilibre spirituel : certaines personnes n’osent plus entrer dans une église.

Ce qui est le plus touché c’est l’identité de la personne : qui suis-je maintenant ? Quel sens à ma vie ? Pour qui dois-je encore vivre ?

Il y a un ressort de la vie qui est atteint, c’est la confiance en soi, en l’autre, en la vie, en l’avenir, en Dieu.

Sur le chemin de la reconstruction, il y a des « faux sentiers ».
- se replier totalement sur soi
- se laisser emporter par trop d’activités
- se remettre trop vite en couple

Le seul vrai sentier est certes difficile : il faut accepter de refaire consciemment le chemin de son malheur, accepter de poser un regard sur ce qui s’est passé, essayer d’analyser pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné.
Il faut regarder son histoire, laisser Dieu me regarder avec mon histoire, laisser l’autre me regarder avec mon histoire.

Les regards nous accompagnent toute notre vie. Certains regards font douter et peuvent détruire. D’autres construisent et font espérer : le regard affectueux des parents construit l’enfant ; le ragrd des parents, doux ou sévère, nous poursuit toute notre vie.
Et le regard de Dieu ? Certains le redoutent, d’autres y retrouvent vie.

Quel était le regard de Jésus-Christ sur les gens ?
Les quatre évangélistes insistent sur l’importance du regard de Jésus sur ceux qu’il rencontrait. Ce n’est jamais un regard de jugement, c’est un regard qui redonne vie.

Méditation de passage biblique (Lc13,10-17) : la femme courbée.

Cette femme n’est pas nommée. Elle symbolise l’humanité souffrante. Cette femme courbée ne pouvait regarder que ses pieds depuis 18 ans. Elle ne pouvait croiser aucun regard. Elle était sûrement noyée dans la foule des femmes venues à la synagogue et pourtant Jésus la voir. Jésus voit surtout ceux que les autres ne voient plus. Jésus traverse la foule, s’approche et la touche. Elle se redresse. Elle peut enfin croiser le regard des autres et son premier regard s’est posé sur Dieu.
Le chef de la synagogue ne « voit » que la Loi du Sabbat à respecter. Le regard de Jésus sur ses détracteurs les remplit de honte. Quant à la foule, en voyant ce signe, elle se réjouit.
Dans ce tout petit passage, le lecteur de la Bible se rend compte de l’importance des regards.

Intervention du père Guy de LACHAUX, dans le cadre d’une retraite pour les personnes divorcées en toutes situations, mai 2009, Centre St Hugues de Biviers, Compte-rendu rédigé par Michèle MARTIN pour la revue Partage de Septembre 2009,

Les équipes Renaissance de l'Ouest se retrouveront les 22 et 23 juin 2019 chez les Bénédictines de Bayeux pour une récollection régionale.

Le programme est en cours de préparation. En voici les grandes lignes afin de vous inciter à vous inscrire !

Il comportera des temps d'enseignement sur le thème de l'Eucharistie et des temps de visite (visite guidée de la cathédrale et de la salle du chapitre).

Le dimanche après-midi, pour celles qui n'habitent pas trop loin et ne sont pas pressées de reprendre la route, il vous sera proposé une visite de la tapisserie de Bayeux.