L'éclairage d'Anselm Grün

MES CONSEILS POUR PRIER

     A l'occasion du 40 ème anniversaire du magazine Prier, j'aimerais partager avec vous certaines de mes idées sur la prière. Je rencontre souvent des personnes qui me disent qu'elles ne savent plus prier, alors qu'elles le souhaitent ardemment. Elles s'imaginent qu'il faut " trouver les bons mots". Pourtant, la prière ne se réduit pas à des mots, même emplis de piété et ferveur. c'est d'abord une rencontre avec Dieu qui nous transforme. Elle se fait selon moi en quatre étapes.

      La première, c'est la rencontre avec soi-même. Avant de me présenter à Dieu, je dois prendre conscience de la personne que je suis vraiment. La plupart du temps, nous ne voulons montrer que nos meilleurs cotés. Or il s'agit de me montrer a Dieu sans fard et sans masque. Je dois me poser la question : à quoi ressemble mon vrai moi ? Je dois prendre conscience de mes émotions et de mes passions, me confronter à la réalité de ce que j'avais tenté de me cacher à moi-même. Cyrille de Jérusalem, un Père de l'église du 4 ème siècle, écrit: " Tu veux que Dieu t'écoute, mais tu ne t'écoutes pas toi-même ! " La première étape est donc de se rencontrer soi-même, de s'écouter et de présenter la vérité de ce que nous sommes au regard bienveillant de Dieu.

       La deuxième, c'est la rencontre avec Dieu. Avant de prier, je fais silence et me demande: qui est-ce que je prie? Qui est ce Dieu devant qui je me tiens et avec qui je parle? Je dois me souvenir qu'il m'est impossible de " saisir" totalement qui il est à travers des mots ou des images. Dieu est toujours plus que ce que je peux imaginer. Je ne peux le penser qu'en termes de contradictions: Il est à la fois créateur de l'univers et en moi. Je tombe à genoux devant lui, mais je peux aussi me tenir debout et lui parler plus librement qu'à mon meilleur ami. Quand j'ai l'impression qu'il est loin, je lève les yeux vers lui et m'imagine assis à ses pieds. Et même si je continue de me référer à lui dans tout ce que je fais.

       La troisième étape est le dialogue avec ce Dieu insaisissable et infini. Je lui dis ce qui m'anime ou me préoccupe. Le faire à haute voix, avec mes mots, me révèle si ma prière reste superficielle. Je discerne mieux ce que je voulais exprimer à Dieu. Il faut que j'essaie de lui dire ce que j'ai vraiment au fond du cœur. Ainsi mon dialogue avec lui me conduira à ma propre vérité. Mais la prière ne doit pas forcément prendre la forme de mots. Il me suffit parfois simplement de m'asseoir, de faire silence et de laisser émerger devant Dieu tout ce qui monte en mon âme: pensées, émotions, besoin, passions... et d'avoir confiance. Ce que je confie à Dieu, il l’accueille et l'inonde de son amour.

"Lorsque Dieu règne en moi, je suis libéré des passions qui assombrissent son image "

         La quatrième étape de la prière, c'est le silence. Je dois me taire pour entendre sa réponse. Je ne vais pas entendre des voix! Mais des pensées me viennent. Celles qui sont inspirées par Dieu entraînent un sentiment de vitalité, de paix, de liberté et d'amour. Celles inspirées par les démons ou mon surmoi n'éveillent que peur, impuissance et surmenage.

          C'est parfois avec son silence qu'il me parle:  Son silence me dit que je dois me défaire des images que j'ai de lui et de moi-même pour faire place à ce qu'il est vraiment.

   En faisant silence, je rejoins aussi Dieu pour qu'il m'unisse à lui. Je le regarde et me laisse regarder. L'oraison me conduit dans ce lieu silencieux en moi où il habite. Son but est de me faire reposer dans sa grâce. A la source de mon âme où Dieu demeure, ni le vacarme de mes pensées, ni les attentes, ni les opinions des autres n'ont droit de passage. C'est ici que le Royaume s'établit en moi. J'y suis véritablement libre et deviens la personnes unique que je suis devant lui. Ma prière s'achève par l'union avec Dieu et par la rencontre avec mon véritable Moi. Lorsque Dieu règne en moi, je suis libéré des passions qui troublent et assombrissent son image. Il me libère à moi-même.

         Je ne dois pas suivre automatiquement toutes ces étapes.  Bien souvent, il me faut en répéter une ou plusieurs. Mais elles peuvent être une aide pour structurer la prière. Au bout d'un certain temps, nous n'aurons plus besoin d'elles. Nous ferons alors pleinement confiance à la rencontre avec Dieu, qui se développera d'elle-même.

IL FAUT TOUT RECONSTRUIRE

       Quand il faut tout reconstruire, une présence permet de ne pas dériver trop loin.

Comment décrire la souffrance de cette épreuve, si on ne l'a pas vécue ?

Il est absolument impossible de décrire la souffrance que l'on traverse. Seuls, ceux qui sont passés par ce type d'épreuves peuvent " entendre" et, un peu comprendre ce que cela signifie.

Non seulement je ne pensais absolument pas que l'on pouvait souffrir autant, mais surtout je n'imaginais pas la profondeur, l'intensité, la violence de la douleur : une douleur qui vous fait préférer je ne sais quelle mutilation, bras ou jambe, plutôt que ça !

En effet, la blessure dont je parle est d'un tout autre ordre : elle atteint le lieu qui est le tout de la vie : L'amour, le sens de sa vie.

Je comprends les personnes qui, après un divorce, se suicident ; ou qui et c'est la même dérive, sombrent dans l'alcool, la drogue ou la prostitution : "je ne vaux plus rien ! A quoi bon continuer à vivre ! "

Personnellement, j'ai fait l'expérience de vivre à côté de mes pompes, de ne plus savoir qui j'étais : mon médecin m'a mise sous antidépresseurs ; je ne me reconnaissais plus. Aujourd'hui, je veux témoigner humblement et en vérité que l'on peut toutefois s'en sortir ; certes, ce n'est pas facile, ce ne sera plus jamais comme avant. Ce sera radicalement différent ! il faut tout reconstruire.

Mais la foi en Jésus Christ au sein de telle épreuves est une force dont on n'a pas idée!

Dans ces épreuves, les amis se révèlent. Les "vrais", celles et ceux qui, souvent mieux que la famille, sont là tout simplement, quand il faut, au moment opportun, sans forcément beaucoup de paroles, une présence, simple, ajustée ; quelque chose qui sonne juste, qui sonne" vrai", généreux, en toute discrétion et efficacité, quand les problèmes matériels, administratifs, judiciaires vous submergent...

Ces amis m'ont aussi stimulée dans la poursuite d'une activité professionnelle et permis de retrouver à nouveau l'estime de soi ! Et c'est beaucoup !

" Je trouve quel sens donner à ma blessure"

Et puis, je veux vous parler des "témoins de l'espoir" : Un lieu d'accueil, un lieu d'amitié, un lieu de solidarité. On retrouve le goût de partager un jus de fruit, un gâteau, et à travers ces symboles, partager l'essentiel : sa propre existence.

"On peut même ré-apprendre à prier entre nous"

"Cette blessure, seigneur, je sais bien que je l'aurai toute ma vie ; mais je sais maintenant quel sens lui donner. Je sais même que ma cicatrice, si souvent fragile, m'apprend aussi à mieux aider celles et ceux qui traversent les épreuves de la vie même si je me garde bien de parler de moi. Pourtant, je pense qu'en agissant ainsi, je ne suis pas très loin de l' " Évangile".

témoignage de Christiane

LA VIE TOUJOURS NOUS BOUSCULE,NOUS DÉRANGE !

Vivre, c'est être dérangé, par des événements, par les autres, par le temps, ect.... Il ne s'agit donc pas de se protéger, mais de faire face, de s'adapter, de répondre. Le proverbe dit; " La vie ne consiste pas à échapper aux orages, mais à apprendre à danser sous la pluie". Mais de quelles forces disposons-nous pour affronter le dérangement, le changement ou le déménagement, en fait le chaos habituel de nos pauvres vies ?

La force de la liberté, par la réflexion, le recul, la méditation, la prière.

La force de la fraternité, par la famille, les amis, les sages, leur écoute et leur conseil.

La force de l'espérance, grâce à notre idéal, nos valeurs, nos rêves, ou la foi.

Ces forces peuvent nous permettre de vivre sereinement les événements graves ou joyeux de nos vies car nous pouvons alors exercer le travail de l'intelligence pour trouver le chemin, mettre en valeur la vérité, débusquer le mensonge, mesurer nos passions et poser un choix sans trembler. C'est prendre le temps du discernement. Le mot discerner vient du mot cribler. Le discernement, c'est passer au crible nos vies, nos idées, les appels que nous recevons pour poser un choix et agir. Enfin Saint Paul nous rappelle que "Tout concourt au bien de celui qui aime Dieu"(Rm 8,28). Aussi, que les bonnes résolutions de cette nouvelle année soient prises avec discernement. Bonne rentrée!

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  J'ai fait un rêve, la nuit de noël.

Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.

Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,

La mienne et celle du Seigneur.

L'idée me vint - c'était un songe -

Que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.

Je me suis arrêté pour regarder en arrière.

J'ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.

Mais je remarquai qu'en certains endroits,

Au lieu de deux empreintes, il n'y en avait plus qu'une.

J'ai revu le film de ma vie.

O surprise !

Les lieux de l'empreinte unique

correspondaient aux jours les plus sombres

De mon existence.

Jours d'angoisse ou de mauvais vouloir ;

Jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur ;

Jours d'épreuves et de doute ;

Jours intenables .....

Jours où, moi aussi, j'avais été intenable.

Alors, me tournant vers le

Seigneur, j'osai lui faire des reproches :

" Tu nous a pourtant promis d'être avec nous tous les jours !

Pourquoi n'as tu pas tenu ta promesse ?

Pourquoi m'avoir laissé seul aux pires moments de ma vie ?

Aux jours ou j'avais le plus besoin de ta présence ? "

Mais le Seigneur m'a répondu :

" Mon ami, les jours où tu ne vois qu'une trace de pas sur le sable,

ce sont les jours où je t'ai porté. "

-Ademar de Barros, poète brésilien

Thème de la réunion du mardi 11 septembre 2018 à Rouen 

Extraits choisis

       Pour le pape François, l'appel à la sainteté, au cœur de la foi chrétienne, est on ne peut plus concret.

 

Réalisme

La Sainteté de l'église militante

J'aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu: chez ces parents qui éduquent avec tant d'amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l'avant chaque jour, je vois la sainteté de l'église militante.

C'est cela, souvent, la sainteté "de la porte d'à côté ", de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, "la classe moyenne de la sainteté ".

Ce que je voudrais rappeler par la présente exhortation, c'est surtout l'appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d'entre nous, cet appel qu'il t'adresse à toi aussi: " Vous êtes devenus des saints car je suis saint" ( Lv 11,44;cf. 1 P 1,16).($ 7-10)

Faire résonner l'appel à la sainteté

Il ne faut pas s'attendre, ici, à un traité sur la sainteté, avec de nombreuses définitions et distinctions qui pourraient enrichir cet important thème, ou avec des analyses qu'on pourrait faire concernant les moyens de sanctification.Mon humble objectif, c'est de faire résonner une fois de plus l'appel à la sainteté, en essayant de l'insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défis et ses opportunités.

En effet, le Seigneur a élu chacun d'entre nous pour que nous soyons" saints et immaculés en présence, dans l'amour" ( ép. 1,4).

 

Sainteté

Nous sommes tous appelés à être des saints

Pour être saint, il n'est pas nécessaire d'être évêque, prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n'est réservée qu'à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière.Il n'en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve.

Es-tu une consacrée ou un consacré? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l'a fait avec l'église. Es-tu un travailleur? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As -tu de l'autorité? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels.

 

Vulnérabilité

Le visage du père et celui du frère

Dans l'épaisse forêt de préceptes et de prescriptions, Jésus ouvre une brèche qui permet de distinguer deux visages: celui du Père et celui du frère. Il nous offre pas deux formules ou deux préceptes de plus. Il nous offre deux visages, ou mieux, un seul, celui de Dieu qui se reflète dans beaucoup d'autres. Car en chaque frère, spécialement le plus petit, fragile, sans défense et en celui qui est dans le besoin, se trouve présente l'image même de Dieu.

En effet, avec cette humanité vulnérable considérée comme déchet, à la fin des temps, le Seigneur façonnera sa dernière oeuvre d'art. Car " qu'est-ce qui reste, qu'est-ce qui a de la valeur dans la vie, quelles richesses ne s'évanouissent pas? Sûrement deux: le Seigneur et le prochain. Ces deux richesses ne s'évanouissent pas" ( Homélie du 13 novembre 2016).

 

Béatitudes

Le saint est une personne dotée d'un esprit de prière,qui a besoin de communiquer avec Dieu.Je crois pas à la sainteté sans prière. (gaudete et exsultate)

Il vaut mieux toujours être doux.

Il peut y avoir de nombreuses théories sur ce qu'est la sainteté, d'abondantes explications et distinctions. Cette réflexion pourrait être utile, mais rien n'est plus éclairant que de revenir aux paroles de Jésus et de recueillir sa manière de transmettre la vérité. Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l'a fait quand il nous a enseigné les Béatitudes ( cf. Mt 5,3-12; Lc 6,20-23). Elles sont comme la carte d'identité du chrétien.

Donc, si quelqu'un d'entre nous se pose cette question, "comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien? ", la réponse est simple: Il faut mettre en oeuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare le sermon des béatitudes. La douceur est une autre expression de la pauvreté intérieur de celui qui place sa confiance seulement en Dieu. En effet, dans la Bible on utilise habituellement le même mot anawin pour désigner les pauvres et les doux. Quelqu'un pourrait objecter: " Si je suis trop doux, on pensera que je suis stupide, que je suis idiot ou faible." C'est peu-être le cas, mais laissons les autres penser cela. Il vaut mieux toujours être doux, et nos plus grands désirs s'accompliront: les doux " posséderont la terre", autrement dit,ils verront accomplies, dans leurs vies, les promesses de Dieu. En effet, les doux, indépendamment des circonstances, espèrent dans le Seigneur,et les humbles posséderont la terre" et jouiront d'une grande paix (cf. Ps 37,9.11). En même temps, le seigneur leur fait confiance: "Celui sur qui je porte les yeux, c'est le pauvre et l'humilié, celui qui tremble à ma parole" ( Is 66,2). Réagir avec une humble douceur, c'est cela la sainteté!

 

Humilité

Je ne me réfère pas uniquement aux situations cruelles de martyre, mais aux humiliations de ceux qui se taisent pour sauver leur famille, ou évitent de parler d'eux-mêmes. gaudete et exsultate

L'humiliation te conduit à ressembler à Jésus

L'humilité ne peut s'enraciner dans le cœur qu'à travers les humiliations. Sans elles, il n'y a ni humilité ni sainteté.

Si tu n'es pas capable de supporter et de souffrir quelques humiliations, tu n'es pas humble et tu n'es pas sur le chemin de la sainteté. La sainteté que Dieu offre à son église vient à travers l'humiliation de son fils. Voilà le chemin! L'humiliation te conduit à ressembler à Jésus, c'est une partie inéluctable de l'imitation de Jésus-Christ: "Le Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces" ( 1 P 2, 21).

Pour sa part, il exprime l'humilité du Père qui s'humilie pour marcher avec son peuple, qui supporte ses infidélités et ses murmures. C'est pourquoi les Apôtres, après l'humiliation, étaient "tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom de Jésus" (Ac 5, 41).

Je ne me réfère pas uniquement aux situations cruelles de martyre, mais aux humiliations quotidiennes de ceux qui se taisent pour sauver leur famille, ou évitent de parler bien d'eux-mêmes et préfèrent louer les autres au lieu de se glorifier, choisissent les tâches les moins gratifiantes, et même préfèrent parfois supporter quelque chose d'injuste pour l’offrir au Seigneur. Je ne dis pas que l'humiliation soit quelque chose d'agréable, car ce serait du masochisme, mais je dis qu'il s'agit d'un chemin pour imiter Jésus et grandir dans l'union avec lui. Cela ne va pas de soi et le monde se moque d'une pareille proposition.C'est une grâce qu'il nous faut demander:" Seigneur, quand arrivent les humiliations, aide-moi à sentir que je suis derrière toi, sur ton chemin."

 

Action

Qui désire réellement se sanctifier...

Celui qui veut vraiment rendre gloire à Dieu par sa vie, celui qui désire réellement se sanctifier pour que son existence glorifie le Saint, est appelé à se consacrer, à s'employer, et à s'évertuer à essayer de vivre les œuvres de miséricorde.

C'est ce qu'a parfaitement compris sainte Térésa de Calcutta: " Oui, j'ai beaucoup de faiblesses humaines. Mais il s'abaisse et il se sert de nous, de vous et de moi, pour que nous soyons son amour et sa compassion dans le monde, malgré nos péchés, malgré nos misères et nos défauts. Il dépend de nous pour aimer le monde, et lui prouver à quel point il l'aime. Si nous nous occupons trop de nous mêmes, nous n'aurons plus de temps pour les autres."

 

Diable

Une lutte constante

La parole de Dieu nous invite clairement à " résister aux manœuvres du diable" (Ep 6, 11) et à éteindre " tous les traits enflammés du Mauvais" (Ep 6,16). Ce ne sont pas des paroles romantiques, car notre chemin vers la sainteté est aussi une lutte constante.

Nous avons pour combat les armes puissantes de le Seigneur nous donne: la foi qui s'exprime dans la prière, la méditation de la parole de Dieu, la célébration de la messe, l'adoration eucharistique, la réconciliation sacramentelle, les œuvres de charité, la vie communautaire et l'engagement missionnaire.

Extraits choisis par J.-M. Dumont