Vivre c’est aimer (père Guy de LACHAUX)

Relisons, méditons, apprenons par coeur ce texte magnifique de Paul (1 co 13, 1-8)

Sans l’amour nous ne sommes rien, nous sommes faits pour aimer. Et cela reste vrai lorqu’on a été très blessé(e).
Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1,26) qui est un Dieu d’amour et de relation intense netre le Père, le Fils et l’Esprit. Nous sommes donc des êtres de relation et d’amour.
Mais l’amour humain a des formes diverses et différentes. Après les blessures du divorce ou du deuil, on peut aimer autrement parce que quelles que soient les circonstances, notre capacité à aimer reste immense. Certains choisissent la fidélité au sacrement de mariage, d’autres s’engagent vers une nouvelle union. Dieu respecte tous nos choix.

Mais le choix essentiel qui doit orienter toute notre vie, c’est le choix de la vie (relire ce beau texte Dt 30 « Choisi donc la vie ! »). Certains de nos choix nous mènent à des impasses qui ne nous construisent pas. Certaines personnes se complaisent dans leurs souffrances.

Choisir la vie, c’est inventer sa vie à travers des sentiers parfois nouveaux et inconnus, parfois plus abrupts, qui paraissent difficiles.

La vie est un cadeau gratuit : vivre c’est partager ce cadeau. Le garder pour soi seul c’est mourir.

Méditation biblique : (Jn 4, 5-30) Jésus rencontre la Samaritaine.
La première parole de jésus à cette femme « Donne moi à boire » c’est-à-dire comme sur la croix « J’ai soif ».
Face à cette soif qui lui est exprimée, la femme met des obstacles. Le 1er obstacle est social, en raison de l’opposition entre les Juifs et les Samaritains et de la barrière culturelle entre les hommes et les femmes. Le second obstacle est matériel : Jésus n’a rien pour puiser de l’eau (4,11). Le 3ème obstacle est moral : cette femme n’a pas de mari. Jésus révèle à la samaritaine la grande soif d’amour qu’elle n’a jamais réussi à apaiser. La vraie soif c’est d’aimer et d’être aimé. Dieu, lui aussi, connaît cette quête incontournable. Il a soif de l’amour des hommes.
Ce passage de Jean intitulé « l’eau vive » souligne la soif réciproque de Dieu et des Hommes, cette soif inextinguible qui nous pousse sans cesse à aller chercher dans le plus profond de notre coeur la source de cet amour.

Intervention du père Guy de LACHAUX, dans le cadre d’une retraite pour les personnes divorcées en toutes situations, mai 2009, Centre St Hugues de Biviers, Compte-rendu rédigé par Michèle MARTIN pour la revue Partage de Septembre 2009

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