Jésus, thérapeute intérieur

THEME : JESUS, THERAPEUTE INTERIEUR

1ère partie : La fragilité de Jésus et la nôtre.

1 – Tous fragiles, tous humains

La fragilité est au cœur de la société, dans le présent, le futur et cela nous appele à y être des veilleurs, dans un esprit de prière.
La fragilité est au cœur de l’église : cf « La chance d’un christianisme fragile », livre de Mgr Rouet
La fragilité fait partie de chacun de nous : notre corps nous révèle les traces des atteintes de la vie (dépressions, maladies).
La fragilité esst présente dans notre Foi personnelle, quand notre prière est sèche.
Comment devons-nous accueillir nos failles pour nous guider sur un chemin de vie, de paix ?

2 – La fragilité de la vie de Jésus

Né dans la précarité, soumis aux conditions humaines, enfant il lui faut quitter le pays pour fuir en Egypte. Adulte, Jésus est soumis à la faim, à la fatigue (besoin de se retrouver seul au calme), se sent parfois incompris par ses proches (Pourquoi ne comprenez-vous pas ?), le chemin vers la passion, sans cesse épié par les pharisiens, sensible aux exclus, petits, malades.
Jésus ressent au plus profond de lui-même la souffrance des autres (cf « Le royaume caché » Eloi Leclerc). Comme Jésus, Thérèse de Lisieux a été très atteinte par la souffrance autour d’elle. La vulnérabilité nous rend plus sensibles. Jésus a souffert de la trahison, des faux témoins. Il vit aussi l’angoisse (Mon âme est triste à en mourir), le poids de la solitude aux pires heures. Il révèle ainsi la petitesse et la fragilité de Dieu.

3 - Nos propres fragilités

Les conflits, blocages, ressentiments, envies de vengeance, jalousies….Nous sommes vulnérables, nous avons des blessures. Puis, se sentir méprisées….trahies…appelées à regarder sa vie avec lucidité pour grandir, accueillir notre histoire, pour devenir un baptisé.

4 - Accueillir l’hospitalité christique
Comment est définie la foi chrétienne : au plus intime de nous-mêmes se tient quelqu’un qui nous accueille de façon inconditionnelle. Jésus, l’hospitalier pour nous, chemin pour nous accueillir nous-mêmes, nous estimer, reconnaître nos dons. Habiter sa propre demeure est parfois un long labeur… alors il devient possible d’orienter le fil de sa vie.

Véronique Margron : « L’hospitalité requiert de la patience et d’être habité dans le temps ».
La question de l’hospitalité christique rejoint la pratique de l’oraison où il s’agit d’accueillir l’Esprit Saint comme hôte intérieur, consolateur, inspirateur divin.

Apprenons à accepter nos faiblesses. « La résilience n’est pas une recette de bonheur, c’est un modèle de bagarre… » cf Partage de mai 2013. Apprenons à croire à notre potentiel en toute humilité. Apprenons à goûter le plaisir de vivre à travers les événements qui nous dépouillent. Se décharger de nos soucis dans le Seigneur et se recharger par lui. Si mon humanité est blessée, je peux rejoindre les autres souffrants.

Poétesse Marie Noëlle : « Vous voilà mon Dieu, je n’ai rien à vous donner. J’étais trop lasse, trop triste…Donne, dis Dieu ! Désir de repos, détachement du bien faire… Donne, dit Dieu…des doutes… Donne, dit Dieu. Seigneur que ferez-vous de ces immondices ?... Le Royaume des Cieux. »

2ème partie : Jésus, celui qui guérit

1 - Jésus se met au niveau de ceux qui souffrent

Jésus , c’est le visage de l’humanité douloureuse.
Il va de préférence vers ceux qui ont le plus besoin d’être secourus.
Il offre ses soins divins pour nous guérir de l’intérieur. Le sacrement du pardon a une dimension de guérison. Il a une dimension exorciste, contre ce qui nous emprisonne. Nous avons en nous nos petits démons enfouis. Tout ce qui est mortifère, nous éloigne de la confiance… provient de ces démons.

2 - Jésus rend à l’homme son intégrité

Cf L’histoire de Bartimée.
L’aveugle de Jéricho ; « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » « Que je voie ».

3 - Jésus s’adapte à chacun

Prise en charge de toute la personne de façon pédagogique, personnalisée.
Jésus prend à part un sourd muet pour lui prescrire un traitement spécial (boue sur les yeux)…
Comment vivons-nous nous-mêmes l’approche des souffrants ? Quelle délicatesse ? Jésus discerne en homme libre, décide de son action en toute liberté (guérisons le jour de sabbat).
Jésus est souvent « pris aux entrailles », pris de compassion : « Je ne suis pas venu pour juger le monde mais pour qu’il soit sauvé ».

4 - Jésus attend de nous la Foi

Il nous faut nous demander dans combien de situations Dieu est absent de nos réactions, de nos interventions. La faiblesse, la maladie, appellent la tendresse. Remettre debout, rendre droit, telle est la volonté des actes de Jésus. Jésus vient au secours de notre manque de Foi . Jésus vient guérir le cœur de l’homme blessé, pour l’amener à réaliser sa magnifique vocation. Nous avons à reconnaître notre mal dans la confiance, la simplicité du cœur.

5 - Jésus nous guérit par les sacrements.

Avoir en soi le désir d’être guéri…est-ce si simple ? Nous avons des choses à lâcher pour cela. Implorons donc cette guérison pour « devenir capables de laisser aller ce qui nous a fait mal » ? (Lytha Basset). Jésus nous fait déposer ce qui est trop lourd, lâcher prise, se reposer pour se disposer à répondre au désir de Dieu, avec confiance persévérante.
Jésus nous guérit par la communion. Cf Nicolas Cabasilas « l’intimité du Seigneur Jésus avec nous est plus profonde que ce que nous pouvons imaginer. …Quand je communie au corps et au sang du Christ, je deviens consanguin avec lui ».

Intervenant : Frère BRUNO, aumônier de l’équipe Renaissance du Calvados
Recollection des équipes RENAISSANCE de l’OUEST, 14 et 15 septembre 2013, au Sanctuaire de Pontmain.

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