Pastorale des personnes séparées ou divorcées, diocèse de Bayeux-Lisieux, novembre 2014

Accueil et introduction de Mgr BOULANGER lors de la journée du 15/11/2014 autour des personnes touchées par la séparation ou le divorce.

En introduction, Mgr Boulanger commence par évoquer son expérience d’aumônier Renaissance dans le diocèse d’Arras. Ecouter les femmes, vivant l’épreuve du divorce l’a beaucoup marqué. Certaines voulaient cheminer dans la foi. Certaines éprouvaient une culpabilité, elles avaient besoin de cheminer humainement. Il est important d’accueillir toutes personnes ayant connu l’échec conjugal. Ce cheminement demande de la patience. Il explique que l’expérience de ces femmes l’ont renvoyé au Christ sur la Croix : « voici l’Homme.. » , voici l’humanité blessée.. à travers tous ces couples blessés. L’amour est fragile, quand il est blessé, c’est le cœur du Christ qui est blessé, c’est de là que jaillit la grâce. La grâce transfigure notre pauvre amour humain.

Mgr Boulanger rappelle ensuite que la souffrance de la séparation et du divorce ont de multiples échos dans la poésie, dans les textes de Ste Thérèse, dans l’Evangile.
- Aragon : « j’ai appris à aimer.. »
- Ste Thérèse : « plus j’aime Jésus, plus j’aime mes sœurs du Carmel. ».
- Les noces de Cana : A Cana, il manque de vin, Marie dit « ils ont tellement besoin de toi.. »

Mgr Boulanger évoque enfin les thèmes de la blessure, du salut et du pardon. Si la blessure nous ouvre à Dieu, si elle devient une cicatrice, Dieu est là. C’est du côté blessé que vient le chemin de réconciliation. S’il manque la réconciliation, la blessure s’infecte. Il faut se battre contre la tentation de l’enfermement, du repli sur soi-même. La souffrance psychique est plus douloureuse que la souffrance physique. les pulsions de mort nous habitent. Notre monde a besoin de salut. Nous ne sommes pas parfaitement équilibré. Nous avons besoin d’être sauvé. La sagesse, le salut, c’est différent. Le pardon est au-delà de ce ressenti.. La première grâce reçue, c’est la réconciliation avec soi-même, qui permet de changer l’ivraie en bon grain. Dieu voit une part de bonne terre en nous, afin d’être en capacité de recevoir sa grâce.

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