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1ère intervention : L’échec traversé

Deux préalables sur le sens de l’échec :

- sens de la réflexion éthique, morale : pouvoir affronter des dilemmes. La cohérence d’une vie n’est pas une ligne droite, elle se construit. On peut faire du sens, donner une cohérence à sa vie. Cette cohérence n’est jamais donnée d’avance.
La réflexion éthique c’est ce qui est « com-posssible » , c’est mettre ensemble des possibles qui a priori ne sont pas ensemble, c’est dessiner un chemin de possibles à travers des lignes difficiles, un chemin de crête.

- sens de l’engagement. Etre capable de s’engager, de faire confiance à l’autre, croire que l’on peut orienter son existence. Comment un second engagement peut il être porteur d’espérance pour nous, pour le corps social, pour le corps écclésial ?

1 Echec, au sens éthymologique
- échec = rupture par rapport à une situation souhaitée, mésaventure, dommage, effondrement intime intérieur.
- échec = résulat d’un combat avec une force extérieure, d’une circonstance qui ne vient pas de nous
L’échec fait partie de la vie, il nous rend vivant, humain.

2 La réussite
- est liée à l’efficacité dans notre société. C’est la capacité à être entrepreneur de sa propre vie. Or l’humain doit composer avec l’incertitude. L’échec introduit un sentiment de dépréciation et amène un sentiment de culpabilité, de mésestime de soi qui rend plus difficile la reconstruction de soi.

3 Le changement
Pour se reconstruire, l’humain doit s’adapter, s’ajuster au changement, à l’intérieur du couple, en soi même. Comment s’adapter ? s’ajuster ? c’est une question de fonds pour la vie des couples. Quel est l’appui sur lequel se reposer pour consentir au changement ?Il faut un lieu de stabilité pour traverser le changement.

4 Qu’espérer apprendre de l’échec ?
- l’échec fait partie de la condition humaine. On peut espérer devenir plus humain, plus vivant à travers l’échec. On peut se rendre compte que nos constructions fantasmatiques nous empéchent de regarder nos limites, de déterminer quels sont nos possibles à nous. On peut quitter suffisamment l’imaginaire pour investir le réel. L’échec peut participer à nous rendre plus libre, à mieux vivre avec soi-même, à surmonter les empêtrements.
- l’échec nous apprend que nous avons besoin des autres pour se relever et reprendre goût à l’existence.

Il existe 3 niveaux dans les besoins fondamentaux de l’être humain :
Les besoins amicaux, amoureux (lieux des grandes joies et des grands chagrins)
La vie sociale
Ce qui donne sens à l’existence : la Foi pour les chrétiens, le travail pour d’autres
L’échec peut intervenir sur chacune de ces 3 sphères. Elles sont reliées les unes aux autres. En cas d’échec dans une de ces sphères, nous sommes fragilisés sur les deux autres.
Il convient de donner du corps à chacune de ces dimensions de notre existence. Les chrétiens ont la chance de croire que Dieu les accompagne dans chacune des dimensions de leur existence.

Pour terminer, une prière du 12ème siècle : « Oh Dieu, éloigne de moi l’idée que je peux tout ».

2ème intervention « Se reconstruire avec l’Eglise »
ou « Comment dessiner un chemin d‘espérance ? »

Comment reconstruire un chemin d’espérance ? quelle espérance nous est possible compte-tenu de ce que nous avons vécu ?

1 les figures de l’échec dans les textes fondateurs de la religion chrétienne

Le livre de JOB : idée communément admise que la souffrance qui nous est donnée à vivre est dûe au fait d’avoir péché. C’est l’attitude de l’entourage de Job. Lui se révolte contre cette idée scandaleuse et il dit sa révolte à Dieu. Le livre de Job est une longue plainte. Quand Dieu lui répond, il lui parle de la CREATION. Dieu donne à profusion la Création et ne répond pas aux questions de Job. A la fin du livre, Job est devenu un homme LIBRE qui a rencontré un Dieu LIBRE. C’est cette longue traversée de l’échec qui rend Job libre.

Le Christ en croix : la religion chrétienne illustre que l’échec peut conduire à une victoire, une Renaissance. Le Christ a vécu l’échec de la mort sur la Crois puis de la résurrection. Le Christianisme est contre la fatalité de l’histoire.

2 le sens de la souffrance

Le Christianisme ne fait jamais l’apologie de la souffrance. Il faut bannir l’expression « il faut bien porter sa croix » (la place est occupée !!!). LA souffrance fait partie de la condition humaine. Vouloir trouver des explications, des justifications à tout est une impasse. Le Salut est donné une fois pour TOUS. Tout est déjà donné.
La question est « comment je fais pour vivre encore, malgré tout ? » Le Christ accompagne tout situation humaine, quelle qu’elle soit. Comment la vie qui reste peut-elle encore avoir du sens ? comment je peux donner du goût , de la densité, de la signification au présent ? Jésus accompagne les pélerins d’Emmaüs. Il se met au pas de l’homme, il marche à sa vitesse.

3 que signifie « espérer » au sens de la vie chrétienne

L’Espérance est une vertu chrétienne, un bon pli de la vie chrétienne. L’Espérance n’est pas l’Espoir, c’est une vertu de l’obstination. L’Espoir a un objet (réussir son examen, avoir son train), l’Espérance n’en n’a pas. On vit dans l’Espérance, ici et maintenant, dans le présent, dans l’ouverture. L’Espérance, c’est croire qu’il y a une brèche, une ouverture dans ce qui est fermé dans mon existence.
Exemples bibliques : la traversée de la Mer Rouge (Pour que le passage s’ouvre, il a fallu mettre les pieds dans l’eau, prendre un risque.), les femmes devant le tombeau vide du Christ.
L’Espérance demande que la communauté chrétienne s’ouvre à tous.

Compte-rendu de la conférence donnée par Véronique Margron le 15 novembre 2014, lors de la journée diocésaine autour des personnes en rupture de couple, au Centre d'Etudes Théologiques de Caen.

Dans son exhortation apostolique « La joie de l’amour », le pape François propose une méditation sur la lettre de St Paul aux Corinthiens (1Co 13, 4-7) (l’hymne à la charité).
Voici un résumé de cette méditation.
Bonne lecture !
Régine Fermaut

« La charité est patiente
La charité est serviable
Elle n’est pas envieuse
La charité ne fanfaronne pas
Elle ne se gonfle pas
Elle ne fait rien d’inconvenant
Ne cherche pas son intérêt
Ne s’irrite pas
Ne tient pas compte du mal
Ne se réjouit pas de l’injustice
Mais elle met sa joie dans la vérité
Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout »

La grâce du sacrement du mariage est destinée avant tout à perfectionner l’amour des conjoints. Le mot amour, l’un des plus utilisés, semble souvent défiguré. L’hymne à la charité de St Paul se vit et se cultive dans la vie que partagent tous les jours les époux entre eux et avec leurs enfants.

LA PATIENCE
Ce n’est pas simplement « qui supporte tout ».
Cela se révèle quand la personne ne se laisse pas mener par les impulsions et évite d’agresser.
La patience de Dieu est un acte de miséricorde envers le pécheur et manifeste le véritable pouvoir.
Avoir patience, ce n’est pas permettre qu’on nous maltraite. Le problème survient lorsque nous exigeons que les personnes soient parfaites, alors tout nous impatiente.
La patience se renforce quand je reconnais que l’autre aussi a le droit de vivre sur cette terre, près de moi, tel qu’il est. Peu importe qu’il ne soit pas tout ce que j’espérais.
L’amour a toujours un sens de profonde compassion qui porte à accepter l’autre, même quand il agit autrement que je l’aurais désiré.

ATTITUDE DE SERVICE
La patience n’est pas une attitude passive. Elle est accompagnée par une réaction dynamique et créative face aux autres. La patience montre que l’amour bénéficie aux autres et les promeut . C’est pourquoi elle se traduit comme serviable.
Le sens du verbe « aimer » en hébreu c’est « faire le bien ».
L’amour doit se mettre plus dans les œuvres que dans les paroles.
Il nous permet d’expérimenter le bonheur de donner disait St Ignace de Loyola.

L’AMOUR N’ENVIE PAS
Alors que l'amour nous fait sortir de nous-même, l'envie nous porte à nous centrer sur notre moi.Le véritable amour valorise le succès d'autrui, il se libère du goût amer de l'envie.Il accepte que chacun aie des dons différents et des divers chemins dans la vie. J'aime cette personne, je la regarde avec le regard de Dieu qui nous offre tout, et j'accepte qu'elle puisse jouir d'un bon moment.

SANS FAIRE ETALAGE NI FANFARONNER
Celui qui aime, parce qu'il est centré sur les autres, sait se mettre à sa place, sans prétendre être au centre. L'amour n'est pas arrogant. Certains se croient grands parce qu'ils sont plus instruits que les autres. Mais c'est l'amour qui comprend, qui protège, qui nous rend grand.
« La science enfle alors que la charité édifie »
La logique de domination des uns sur les autres ou la compétition met fin à l'amour.

AMABILITE
Être aimable fait partie des exigences indispensables de l'amour.
Chaque jour, entrer dans la vie de l'autre, même quand il fait partie de notre vie, demande la délicatesse d'une attitude qui n'est pas envahissante, qui renouvelle la confiance et le respect.
L'amour, plus il est intime et profond, exige encore davantage le respect de la liberté et la capacité d'attendre que l'autre ouvre la porte de son cœur .
Pour se préparer à une véritable rencontre avec l'autre, il faut un regard aimable porté sur lui.
Cela n'est pas possible quand règne un pessimisme qui met en relief les défauts et les erreurs de l'autre.
Celui qui aime est capable de dire des mots d'encouragement qui réconfortent, qui fortifient, qui consolent, qui stimulent.

DETACHEMENT
Pour aimer les autres il faut premièrement s'aimer soi-même.
Celui qui est dur pour soi-même, pour qui serait-il bon ?
Mais l'amour de soi-même n'est pas plus noble que le don de soi aux autres.

SANS VIOLENCE INTERIEURE
L'indignation est saine lorsqu'elle nous porte à réagir devant une grave injustice, mais elle est nuisible quand elle tend à imprégner toutes nos attitudes(de défensive) devant les autres.
Sentir la force de l'agressivité qui jaillit est une chose, y consentir en est une autre.
« Emportez-vous, mais ne commettez pas de péché : que le soleil ne se couche pas sur votre colère »(Ep 4,26)
Comment faire la paix ? Un petit geste, une petite chose et l'harmonie familiale revient.

LE PARDON
Le pardon se fonde sur une attitude positive, qui essaie de comprendre la faiblesse d'autrui et cherche à trouver des excuses à l'autre personne.
La tendance est de chercher toujours plus de fautes, d'imaginer toujours plus de méchanceté de sorte que la rancœur s'accroît progressivement.
Personne ne dit que le pardon est facile. Nous savons aujourd'hui que pour pouvoir pardonner, il faut passer par l'expérience libératrice de nous comprendre et de nous pardonner nous-même.
Cela suppose l'expérience d'être pardonné par Dieu, justifié gratuitement et non pour nos mérites.
Si nous acceptons que l'amour de Dieu n'est ni à acheter ni à payer, alors nous pourrons aimer par dessus tout, pardonner aux autres.

SE REJOUIR AVEC LES AUTRES
Celui qui a toujours besoin de se comparer, ou qui est dans la compétition, ne peut se réjouir du bien de l'autre et valoriser ses capacités.
Quand une personne qui aime, peut faire du bien à une autre, elle le vit avec joie ; « Dieu aime celui qui donne avec joie »(2Co 9,7)

L'AMOUR EXCUSE TOUT
La liste est complétée par 4 expressions qui parlent d'une totalité : « tout »
Excuse tout, croit tout , espère tout, supporte tout.
Ainsi est mis en évidence avec force, le dynamisme propre à la contre-culture de l'amour, capable de faire face à tout ce qui peut menacer.
« L'amour excuse tout » c'est différent de « ne tient pas compte du mal ». La parole de Dieu nous demande de ne pas porter atteinte à l'image de l'autre, c'est une manière de se vider de ses rancœurs. L'amour a souci de l'image de l'autre avec une délicatesse qui conduit même à préserver la bonne réputation des ennemis.
Les époux qui s'aiment essaient de montrer le bon coté du conjoint. Ils gardent le silence pour ne pas nuire à son image. Ce n'est pas la naïveté de celui qui prétend ne pas voir les difficultés et les points faibles de l'autre, mais la perspicacité de celui qui replace ces faiblesses et ces erreurs dans leur contexte. Il se rappelle que ces défauts ne sont qu'une partie, non la totalité de l'être de l'autre.
Un fait désagréable de la relation n'est pas la totalité de cette relation.
Nous sommes tous un mélange complexe de lumières et d'ombres.
L'amour cohabite avec l'imperfection, il l'excuse et il sait garder le silence devant l'être aimé.

L'AMOUR FAIT CONFIANCE
On ne doit pas comprendre cette foi dans le sens théologique, mais dans le sens courant de la confiance. Il ne s'agit pas seulement de ne pas suspecter de me mentir ou me tromper.
Cette confiance de base reconnaît la braise qui brûle encore sous la cendre.
L'amour fait confiance, il préserve la liberté, renonce à tout contrôler, à posséder, à dominer.
Cela favorise la sincérité et la transparence. Car lorsque quelqu'un sait que les autres ont confiance en lui, et valorisent la bonté fondamentale de son être, il se montre alors tel qu'il est, sans rien cacher.
Une famille où règne fondamentalement une confiance affectueuse, fait la véritable identité de ses membres, la fausseté et le mensonge sont rejetés.

L'AMOUR ESPERE
Il ne désespère pas de l'avenir, c'est l'espérance de celui qui sait que l'autre va changer.
Cela ne signifie pas que tout va changer dans cette vie. Cela implique d'accepter que certaines choses ne se passent pas comme on le désire, mais que peut-être Dieu écrit droit avec des lignes courbes. L'espérance inclut la certitude d'une vie au-delà de la mort.

L'AMOUR SUPPORTE TOUT
Supporter n'est pas seulement tolérer.
C'est une résistance dynamique et constante capable de surmonter tout défi.
L'amour manifeste une option pour le bien que rien ne peut abattre .
Martin Luther King disait : »celui qui te hait le plus a quelque chose de bon en lui »
Dans la vie de famille, il faut cultiver cette force de l'amour qui permet de lutter contre le mal qui la menace. L'idéal chrétien, et particulièrement dans la famille est un amour en dépit de tout.
J'admire parfois l'attitude des conjoints qui ont dû se séparer pour se préserver de la violence physique, et qui cependant, par charité conjugale qui sait aller au-delà des sentiments, ont été capable de leur faire du bien, même si c'est à travers d'autres personnes...
Cela aussi est de l'amour en dépit de tout.

"Etincelles sur le Mystère de Noël" à méditer

"Noël, cette révélation de la Pauvreté de Dieu, ce Mystère de la grandeur dans la désappropriation totale".
(Maurice Zundell)

"Noël est le monde à l'endroit, le vrai monde. Le coeur de l'histoire est en notre petitesse qui n'est pas mesquinerie, mais liberté à grandir autrement...
dans le battement du Fils .
(Soeur Véronique Margron)

"L'oeuvre la plus chère au coeur de Dieu est qu'il puisse faire naître son Fils en toi.
Même si le Christ naissait 1000 fois à Bethléem, s'il ne naissait pas en toi, tu serais perdu à jamais."
(A Silesius, 17e siècle)

8 femmes des équipes Renaissance de l'Ouest ont participé au stage de "Sensibilisation à l'écoute" organisé par le CLER AMour et Famille à la maison diocésaine de Caen les 4 et 5 juin 2016. Le stage comporte une partie théorique dans laquelle sont présentées les attitudes d'écoute selon les travaux de PORTER et la relation d'aide selon ROGERS. Une partie importante est consacrée à des exercices et des discussions. Ces deux journées très denses ont permis d'aller à la découverte des différentes façons d'écouter et chaque stagiaire a pu identifier ses propres façons d'écouter.

Pour aller plus loin, des lectures possibles :

« Le développement de la personne », Carl ROGERS, Inter-Editions (ouvrage de base)
« L’entretien de face à face dans la relation d’aide « , Roger Mucchielli, ESF (exercices avec auto-correction et théorie)
« Ecouter l’autre, tant de choses à dire « , Alfred Vanesse, Chroniques Sociales de Lyon
« Ecoute : attitudes et techniques » , Jena Artaud, Chroniques sociales de Lyon
« Vivre la communication », Colette Bizouard, Chroniques Sociales de Lyon
« L’écoute », Maurice Bellet, Ed Desclée de Brouwer (réflexions sur l’écoute)
Ecoute et spiritualité
« Un cœur qui écoute », Sœur Jeanne D’Arc, Desclée de Brouwer
« Ecouter qui parle », Olivier de Dinechin, Revue Cahiers pour croire aujourd’hui, n°125, page 31
« L’écoute, un travail intérieur », Hors Série n° 198 revue Christus (à commander 14 rue d’Assas, 75006 Paris)
« Mourir vivant et combattre la souffrance », Paul Roqueberg (Ecoute des malades en fin de vie, réflexion sur la souffrance spirituelle (Jésuite))
« Les mots sont des fenêtres », Marshall B Rosenberg, Ed La Découverte (communication non violente).

Pour cloturer l'année,les équipes Renaissance d'Aix, Nice et Monaco et leur aumônier organisent le dimanche 12 juin 2016, une journée de récollection aux îles de Lérins situées au large de Cannes.
Au programme: messe, pique-nique, visite guidée (tour de l'ile avec découverte de la faune et de la flore,puis
du monastère) et conférence.

L'Equipe Renaissance de la région Ile-de-France a organisé une récollection le 21 mai 2016 sur le thème de l'Espérance.
Après un accueil chez les missionnaires spiritains, rue Lhomond à Paris, un temps essentiel d'échanges a été consacrée pour chacune pour prendre des nouvelles des unes et des autres.
groupe idf
La suite de la rencontre a porté sur le thème de l'espérance. Beaucoup à dire et la participation de chacune était riche et intéressante.
Après un bon pique-nique nous nous sommes rendues à l'enclos Rey pour un moment partagé au milieu des arbres. Ensuite nous avons pris un temps de recueillement et de prière à la chapelle, où nous avons pu aussi admirer le vitrail dont une partie fait écho à notre logo Renaissance.
vitrail

Les équipes Renaissance de la Région NORD se retrouveront les 9 et 10 avril 2016 au Monastère du Mont des Cats pour un week-end de récollection sur le thème "A la croisée de nos chemins".
Retrouvez le détail et les informations pratiques vous permettant de vous inscrire avant le 20 mars 2016 sur la page Renaissance de la région NORD.

Les 10 et 11 octobre 2015, les équipes Renaissance de l'Ouest se sont retrouvées à l'Abbaye de Juaye-Mondaye. Une vingtaine de femmes et leurs aumôniers ont partagé un temps de réflexion sur le thème "De commencement en commencement".

1 La conversion, un cheminement long, jamais achevé

Quand on parle de conversion, on évoque la fraîcheur, l’enthousiasme d’une nouvelle naissance. Quel que soit l’âge, se produit un commencement, une nouveauté, une ivresse des commencements, un bouleversement intérieur, une porte intérieure qui s’ouvre.

Ebranlé par les événements douloureux, les difficultés, conscients de notre fragilité, notre prière n’est plus une douce conversation avec Dieu, mais une reconnaissance mystérieuse de Jésus Sauveur et comme Bartimée, nous murmurons :

« Seigneur, sois mon Chemin et mon Compagnon intime, Toi l’Ami intérieur. Oui, je crois avoir appris aujourd’hui ceci par ce re-départ avec Toi : toute ma vie, tu m’inviteras d’une conversion à l’autre pour renaître de commencement en commencement pour une vie de disciple. »

2 Revenir à notre « cœur profond »

Dans ce chemin de conversion auquel le Christ nous invite, désirons revenir à notre cœur et ressemblons à Zachée descendu de son arbre où il voulait rencontrer Jésus.

Qu’est-ce que cela signifie pour moi cette expression « revenir à mon cœur ? ».
Je prends du temps pour casser mon rythme trop rapide. Je me pose en me demandant où j’en suis de mes choix, de mes engagements. J’accepte de me regarder à la fois avec confiance et sans complaisance : quelles ornières sur mon chemin ? quelles barrières vis-à-vis de Dieu et de mes proches ?

3 Accepter notre faiblesse

Suivre un chemin de conversion, c’est oser regarder nos fragilités, accepter qu’on nous les montre, oser les évoquer, casser une certaine image idéale du « moi ».

J’apprends peu à peu à me supporter comme je suis, voire à m’aimer avec mes qualités et mes défauts, mes fragilités et mes blessures …. C’est un chemin de confiance et de patience.

Ma faiblesse, je la jette en Dieu, en sa Force, en son Amour. La paix peu à peu s’installe en moi. La Miséricorde de Dieu habite les blessures de ma vie ; une libération se vit… certes pas sans combat en moi. Peu à peu s’ajustent en moi force et faiblesse.

« Il nous faut donc apprendre à demeurer dans notre faiblesse, mais armés d’une foi profonde ; accepter d’être exposés à notre faiblesse en même temps que livrés à la miséricorde de Dieu. C’est uniquement dans notre faiblesse que nous sommes vulnérables à l’amour de Dieu et à sa puissance. Demeurer dans la tentation et la faiblesse, voilà l’unique voie pour entrer en contact avec la grâce et pour devenir miracle de la miséricorde de Dieu. » (Dom Louf , « Au gré de sa grâce »)

4 S’ouvrir à l’autre, être « cœur de miséricorde »

Dieu habite chaque personne que je rencontre ; il y a en elle trace de Dieu. Il est donc impossible que quelqu’un ne puisse changer dans son attitude, au delà des blocages, du gâchis. Le Christ dans l’Evangile nous apprend souvent que la condition de la conversion, c’est l’humilité, que le signe de la conversion c’est la douceur.

Dieu me chuchote : « joue ce jeu de mon Amour divin de gratuité et de miséricorde. Joue le avec tes proches. Je te les confie. Sois cœur de miséricorde. Montre leur mon cœur de tendresse. Accueille pour cela le souffle de mon Esprit-Saint.
A la fin de ta journée, regarde les traces de mon Amour. Ausculte -toi avec l’Esprit Saint en toi : ai-je été visage, parole, cœur de miséricorde-compassion ? »

5 La conversion … jamais terminée, à peine commencée !

Le livre de Dom Louf « Au gré de sa grâce » porte sur la conversion, grandir dans la faiblesse, le repentir, la sainteté au cœur de la tentation. Il y explique que ce retournement, cette conversion, n’est jamais terminé car il ne fait jamais que commencer.

Antoine Le Grand, patriarche et Père de tous les moines, le disait d’une façon lapidaire : « chaque matin, je me dis : aujourd’hui je commence »

Un courrier a été rédigé et envoyé à l'ensemble des équipes locales afin de préparer l'assemblée générale 2016 du mouvement et de pourvoir les postes de celles dont les mandats arrivent à leur échéance. C'est une étape très importante et même cruciale pour le mouvement. Voici un extrait de ce courrier.

"En regardant ce que vivent les équipes locales, en écoutant le témoignage des unes et des autres, l’équipe nationale sent bien que le souhait du plus grand nombre est que Renaissance continue à exister ,continue à être un mouvement d'Eglise à l'écoute des femmes touchées par une séparation, un divorce. Cela ne sera possible que s’il y a un engagement de nouvelles personnes au sein de l'équipe nationale!!!"

".... Sans l'arrivée de nouvelles femmes pour étoffer l'équipe nationale , pour lui permettre de continuer à animer notre mouvement, nous partons vers la dissolution de Renaissance... Et cela à très brève échéance puisque la prochaine Assemblée Générale aura lieu le 24 avril 2016. Nous risquons ce jour-là de vivre tout simplement la disparition de notre mouvement. Lors de cette assemblée générale 4 postes seront à pourvoir, dont celui de présidente.
Pour celles qui souhaitent s'engager et donner un peu de temps à Renaissance, la prochaine rencontre de l’Equipe Nationale aura lieu le week-end des 5 et 6 décembre 2015 à Paris. Nous sommes Renaissance, chacune de nous doit se sentir concernée."

Pour l'équipe nationale: Elisabeth Sy-Laurent, présidente et Sabine Bladier, Secrétaire

Le groupe de Vesoul s'est retrouvé Samedi 4 juillet pour la dernière rencontre avant la coupure de l'été autour d'un repas pour dire au revoir à leur aumônier le père Christophe JACQUINOT. Beaucoup d'émotions ont marqué cet agréable moment passé ensemble. Il a su redonner un nouveau souffle au groupe, apporter de la spiritualité et de la réflexion à chaque rencontre en adaptant son intervention, son dialogue aux besoins de chacune.
Le groupe lui souhaite bonne continuation.

Le groupe dit "au revoir " à son aumônier, juillet 2015:

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